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 [Fiction] Équilibre


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Membre Blanc
Eeveechou 
Membre Blanc 

Messages : 1877
Age : 12

MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Lun 22 Juin - 20:12

omg! mettre la musique du grand envol ♥ qinon, j avoue qu emotion, il est mieu que les autes ^^

_____________________________________________

Vient voir mon forum si tu veut, et s'il vous plait (si ca vous plait) créez un conte #pub
Pinkie, t'est génialissime pour cette signature et cet avatar!!! ♥



merci a viktyny pour ces magnifique carte qui me sert de signature et merci a xela pour:  les cosplays de évoli et mentali !  type celia by mirorB !
En tout cas, vous êtes super hyper sympa de m'avoir gentiment fait ces images qui sont magnifiques!
Tu est moche petit Pikachu.
Membre Noir
SimiaK 
Membre Noir 

Messages : 2947
Age : 16

MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Mar 30 Juin - 17:47

ahah cette fic est géniale ! Je l'avais un peu oubliée, mais l'histoire avance, et je commence a mémoriser les noms des personnages, l'ajout de musique est toujours aussi sympa, bref : c'est génial ! :D

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Tout est relatif sauf ce qui ne l'est pas

Je ne jures que par trois choses.
La Folie                                                          La Dépression


et la manière incroyable qu'on a de pouvoir se foutre de ce qui ne nous intéresse pas


 
Membre Saphir
Ranyel 
Membre Saphir 

Messages : 290
Age : 21

MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Mar 30 Juin - 18:58

Merci pour les compliments. C'est vrai qu'il y a beaucoup de personnages et de noms à retenir, je m'en excuse ! Mais je tenais vraiment à ce que tous les pokémons soient nommés...

Voici le nouveau chapitre, qui a été assez dur à écrire pour moi, mais qui est plus long que les autres. J'espère qu'il vous plaira, bonne lecture !



Chapitre 9


William



Les galleries marchandes souterraines de Doublonville étaient presque désertes à cette heure-là, et peu de boutiques affichaient encore un panneau "Ouvert" sous la lueur blanche des néons. Je suivais actuellement Déborah et Lucas, qui s'enfonçaient dans des recoins de l'est de ce souterrain que je n'avais encore jamais vu. Nous avions tous du nous déguiser et faire rentrer nos pokémons dans nos pokéballs, chose assez regrettable. J'espérais que nous n'aurions pas besoin de les en sortir, bien que ça soit un peu mesquin de ma part de penser ça. J'étais tout de même rassuré de sentir cette sphère dans ma poche, qui contenant Iria, mon draco, qui me protègera en cas de problème car contrairement à mes deux amis, je savais à peine me battre par moi-même et j'en étais conscient. Au bout d'un moment, nous avions passé un grillage défoncé, et étions entrés dans une zone non éclairée et où une odeur de poubelle régnait, jusqu'à arriver à un mur comportant un trou de deux mètres de diamètre vers une autre galerie.

L'athlète, le visage cachée par un masque hygiénique et une casquette, se tourna vers nous. Après un court moment d'attente, sa soeur arriva avec son braségali, que Déborah fit rentrer dans sa pokéball. Blanche avait un casque de moto et un blouson en cuir; c'était l'une des personnes les plus connues de la ville, donc elle avait tenu à avoir son visage intégralement dissimulé.

-Nous y voilà, c'est l'une des entrée principales des abysses de Doublonville.. ça puait un peu par ici mais ça ira mieux après, normalement... il y a beaucoup de grilles qui donnent sur l'extérieur donc l'air y est un peu plus frais et il y a un peu de lumière le jour. Il n'y a pas de néon dans toutes les parties de ce dédale, donc on sera parfois obligés d'utiliser nos lampes. Ça vous va ?

Lucas acquiesça derrière son foulard, et je fis de même. Étant connu de certaines personnes de la ville à cause de mes activités d'aspirant politicien, j'avais également pris mes précautions pour qu'on ne me reconnaisse pas ici-bas, en portant un foulard et une casquette. Même si cela me semblait au contraire suspect, Déborah nous avait assuré qu'en réalité peu de gens montraient leur visage ici.

Comme promis, l'air sembla plus pur après quelques mètres parcourus de l'autre côté sur trou. Les galleries étaient sombres, et on voyait sur le plafond de temps à autre des grandes grilles qui permettaient de voir le ciel étoilé, et quelques bâtiments du quartier industriel ; ce que les gens appelaient les "abysses" de Doublonville avaient la même frontière que ce quartier construit au-dessus, et fermé aux personnes qui n'y travaillaient pas pour des raisons des sécurité. Selon notre amie, beaucoup des sous-sols des entrepôts et des usines d'au-dessus étaient d'ailleurs connectés à ce grand réseau souterrain, et certains d'entre eux, désaffectés, étaient occupés par des habitués des ce royaume sombre, où régnaient les criminels, mais aussi les pokémons venimeux, ténébreux ou d'acier.

Au bout d'un moment, nous finîmes par arriver dans un couloir où planait des odeurs de fumée et d'alcool ; au fond de celui-ci, on apercevait un accès à une pièce, éclairée par une lumière rouge. Les deux portes, noires, étaient maintenues ouvertes et l'on pouvait voir à l'intérieur plusieurs gens, dont une grande partie au visage peu visible, en train de discuter autour de tables. Déborah se retourna et nous jeta un regard un peu menaçant. Elle ne voulait absolument pas que l'on se fasse remarquer, et nous le faisait bien comprendre ; au moins, j'étais rassuré de voir que cette expédition l'avait sorti de l'état misérable dans lequel elle se trouvait tout à l'heure, ayant l'esprit occupé.

Après avoir commandé deux boissons au gérant du bar, nous allâmes nous assoir à l'une des tables vides de la salle. Peu après, Déborah et moi-mêmes étions en train de siroter ce que vous avions pris au comptoir. Après un moment de silence, voyant que les autres avaient cessé de nous regarder, la femme aux cheveux rouges prit la parole, assez bas pour que seuls nous l'entendions.

-C'est un des bars les plus fréquentés, et aussi un des moins dangereux, donc on commence ici... Essayez de tendre l'oreille en tout en parlant, on pourrait entendre des choses intéressantes.

Un moment de silence passa, et la voix étoufée de Blanche se fit entendre de sous son casque.

-Restera-t-on ici longtemps ?

-Je ne sais pas. On finira probablement par bouger.


Un peu plus tard, nous étions toujours assis à écouter. Nous avions eu à un moment un espoir lorsque certaines personnes de la table voisine ont évoqué le barrage des routes, mais il s'est vite estompé lorsque nous avions constaté qu'ils ne savaient même pas pour quelle raisons celui-ci avait été effectué. C'est lorsqu'ils se mirent à discuter des pokémons qu'ils croisaient de temps à autre dans les souterrains que j'eus une idée. Après en avoir brièvement discuté avec mes amis, ils avaient l'air plutôt hésitants quant à celle-ci. Tout dépendrait de ma crédibilité et de mon charisme si je faisais ça. Après avoir fait respiré un bon coup, je décidai d'enfin passer à l'acte. Je me levai et annonça, haut et fort :

-Bon, on a eu un problème avec un dimoret récemment, il porte un foulard gris... s'il y en a un qui sait où le trouver, il gagnera 5000 pokédollars...



Après un court silence,  une femme de la table voisine, le visage masqué, lui répondit.

-Qu'est-ce tu lui veux ? En plus, yen a plusieurs des dimorets ici, c'est un peu con comme demande...

-Ça te regarde pas, si tu sais pas où il se trouve, ça sert à rien de l'ouvrir.


La femme se leva et fit quelque pas vers moi. Je me mis également debout et la regarda droit dans les yeux, que je voyais sous son masque. Du coin de l'oeil, je pouvais voir qu'elle était à peine moins costaude que Déborah, mais surtout qu'elle portait des gantelets en acier, et un couteau à sa ceinture. Elle nous jugea pendant un moment avant que sa voix ne s'élève de nouveau, quelque peu filtrée par son masque.

-Mais vous êtes qui vous, putain... Je vous ai jamais vu ici, sérieux...

Il serait dommage que la conversation dérive sur le pourquoi de notre présence ici.

-Je te connais pas non plus, ça pose problème ?

-Ducon... je sais pas ce que vous êtes venus foutre ici, mais...

-On est ici pour travailler commes des honnêtes citoyens, voyons !


Au moment où j'avais dit ça, des rires se firent entendre dans la salle car j'avais pris des billets de ma poche et les avais agité devant mon interlocutrice, qui grogna avant de les prendre et de dire, d'un ton on ne peut plus sec :

-Je l'ai vu plusieurs fois dans la galerie 14, 15 et 7. Je l'ai même vu pas plus tard qu'hier, dans la 14.

Elle s'éloigna vers sa table, alors que mes amis me souriaient.



Un peu plus tard, nous étions enfin arrivés dans cette fameuse galerie. Il n'y avait absolument personne à part un tadmorv qui semblait occupé à fouiller des cartons, et que nous avions contourné pour parcourir le long couloir sombre. Lucas, après avoir observé les environs pendant un moment, prit la parole :

-Bon... on fait quoi maintenant ?

Déborah, qui tenait encore son plan dans ses mains, lui répondit.

-Ces galeries sont vraiment éloignées, donc peu de gens habitent dans le coin.. Attendons un peu que quelqu'un vienne.

-Ah, mais attends !

-Quoi ?


Lucas se dirigea dans une salle vide, et nous le suivîmes en refermant la porte derrière nous. Il sortit alors son gardevoir et son mentali de leurs pokéballs.

-Où sommes-nous ?

-On est dans une salle des souterrains, pas loin de l'endroit où est supposé vivre ou "travailler" le ravisseur... Est-ce que vous pensez pouvoir sentir sa présence à partir de ce que vous avez vu de lui dans les souvenirs d'Alban ?

-S'il est très proche, sans doute.


Nouche, qui n'avait encore rien dit, prit la parole.

-Lucas, je vais essayer de sentir la présence de ma soeur.

-D'accord.


Un long moment passa, pendant lequel personne ne parla pour ne pas déconcentrer les deux pokémons. Blanche avait enlevé son casque pour être moins gênée, et Déborah faisait les cent pas, avec une attitude à mi-chemin entre l'anxiété et la frustration. Je me savais bien qu'elle devait haïr ce genre de situation où il fallait attendre, et où elle ne pouvait rien faire. Lucas, quant à lui, ne faisait rien et se contentait d'observer Nouche et Sophiane. Au bout d'un moment, cette dernière ouvra les yeux.

-Il est ici, quelques salles plus loin.

-Ah génial ! On va le cueillir !


Déborah avait l'air contente, mais Lucas avait, comme moi remarqué que le mentali avait ouvert les yeux et détourné la tête.

-Nouche ?

-... Je n'ai pas pu sentir Élude... Elle n'est pas ici.


La joie de l'athlète fut de courte durée, et elle soupira alors. Je décidai donc de prendre la parole.

-C'est déjà un bon début, on pourra sûrement la retrouver grâce à lui... Maintenant il va falloir faire gaffe à ne pas le laisser filer. Nous devons nous assurer que l'endroit où il se terre ne comporte pas d'autre issue, et nous allons nous poster de chaque côté si c'est le cas.

Après que le gardevoir ait indiqué à quel endroit se trouvait le criminel, nous décidâmes de nous séparer afin de bloquer les trois issues potentielles par lesquelles il pouvait fuir, nos pokémons sortis. Nous devions agir vite car il était généralement mal vu de ne pas garder ses pokémons enfermés dans leur pokéball ici, car ça pouvait être perçu comme une menace, à la manière d'une personne se promenant avec ses armes dégaînées. C'était une réalité ici : les pokémons étaient considérés comme des armes, rien d'autre.

Par souci d'équilibrer les forces, moi et Blanche nous étions mis à deux sur la même porte; même si la championne de Doublonville avait dressé des bons pokémons, elle ne savait pas se battre par elle-même contrairement à Lucas et Déborah, comme moi.




Déborah

Je faisais face à l'entrée de la planque de ce type, en essayant de me calmer. Ce gars était armé, alors il fallait pas que je laisse ma colère me faire faire des erreurs. S'il arrivait à s'enfuir, je pouvais faire une croix sur le fait de sauver Élude. Après avoir pris plusieurs inspirations, je fis signe à Akaï qu'il était temps. Le braségali, d'un coup de pied, fit voler la porte en éclat, nous laissant passer. La pièce était grande et plutôt vide, et un homme se trouvait assis à un bureau, affairé sur son ordinateur, avant de réagir au fracas que nous venions de causer. Il cria quelque chose et partit vers une des issues, suivi par son dimoret. Je le pris en chasse et parvins à le rattraper en sautant par-dessus un meuble, avant de l'agripper par le bras. Cependant, il sortit un poignard de sa poche et essaya de me blesser au bras avec, m'obligeant à le lâcher. Son compagnon essaya de me griffer le visage mais fut violemment plaqué contre le mur par Akaï.

Le ravisseur, qui venait de me distancer, sortit dans une galerie mais fut arrêté en pleine course par un coup de casque en pleine tête administré par ma soeur, avant qu'Iria ne s'enroule autour de lui pour l'immobiliser. Une fois que nous avions enchaîné l'homme, fait revenir son dimoret inconscient dans sa pokéball et que nous étions tous rentrés à l'intérieur de la salle, je me décidai à enfin l'interroger.

-C'est bien toi l'enfoiré qu'a enlevé mon martiali hein ? T'en as fait quoi ?

L'homme, ligoté sur le chaise et dont le nez saignait, ne disait rien. Bien qu'énervée, je m'étais promis de ne pas lever la main sur lui, et je décidai donc de laisser William s'en charger.

-Si vous nous dites où nous pouvons le trouver, nous ne vous livrerons pas à la police.

Comment osait-il promettre une chose pareille ? J'espère qu'il mentait...

-Vous foutez pas de moi... vous allez me dénoncer aux flics, quoi qu'il arrive.

-Hé bien, ce que nous venons de faire est déjà illégal... si c'est pour que l'on se fasse coffrer en vous livrant, nous ne voyons pas trop l'intérêt...


Il avait pas tort. Nous étions entrés dans une zone interdite au public et agressé un homme en nous faisant justice nous-même...

-Du coup, vous pouvez pas me livrer aux flics puisque vous seriez arrêtés aussi !

Mon ami aux cheveux gris ria avant de répondre.

-Réfléchissez. Si c'est notre seule alternative pour retrouver le martiali, nous n'hésiterons pas à vous livrer quand même, et un seul d'entre nous suffira pour ça alors que les autres pourront continuer à chercher le martiali ici. Si vous nous le dites, on vous enferme ici jusqu'à ce qu'on le retrouve, et tout le monde sera content.

-Si je parle, plus personne bossera avec moi, voire pire...

-Très bien, vous pourrez alors profiter du fait que les barrages seront retirés suite à la résolution de cette affaire et partir vous refaire dans une autre ville. Ce n'est pas vraiment notre problème.


Un instant passa durant lequel l'homme était sans doute en train de peser le pour et le contre. Adossée au mur, je le regardais d'un air qui devait sans doute paraître mauvais. Son regard croisa le mien à un moment, mais il se détourna assez vite.

-Bon, je vais vous aider alors.

-Parfait. Dites-nous tout.

-C'est un intermédiaire avec qui je travaille souvent qui m'a payé pour ça et qui le détient en ce moment... Je sais qu'il fait souvent ses rencontres avec ses clients à l'arène sud lors des matchs. Il m'avait dit que son client était pressé mais n'était pas encore arrivé en ville. Donc je suppose que ça sera au match de mardi soir que la rencontre se fera, vu que c'est le prochain... c'est tout ce que je sais.

-Vous n'avez pas de photo de lui ?

-Non.


Lucas finit par parler.

-Très bien, mes pokémons vont donc sonder votre esprit pour voir à quoi il ressemble.

-De quoi ? Attendez...

-Calmez-vous. Pensez à cette personne.

-Putain... ok.


Après un moment qui parût désagréable pour cet homme, le mentali s'exprima.

-C'est bon. J'ai une image nette de lui et je vous la transmettrai.

-Moi de même. Contrairement à bien de gens ici, il ne couvre pas son visage, ce qui rendra la chose d'autant plus facile.


Bon. J'étais un peu soulagée d'entendre ça et d'un coup, je sentis la fatigue ma gagner ; après tout il était 7h du matin, et la tension qui régnait en moi s'était estompée dès lors que nous avions réussi à trouver une piste concrète : il ne nous restait donc plus qu'à attendre mardi.

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Dernière édition par Ranyel le Lun 5 Oct - 0:54, édité 4 fois
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Ranyel 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Ven 10 Juil - 19:02

Encore du retard pour ce chapitre et j'en suis désolé, mais je suis plutôt occupé en ce moment, enfin bref, bonne lecture !



Chapitre 10

Julie



Une fois réveillée par une sonnerie, je regardai mon portable. Lundi, 12h. Nous étions rentrés vraiment tard, une fois mes pokémons soignés. Une fois levée, je voyais qu'Alicène lisait un magazine sur son lit, habillée. Elle leva la tête et me salua.

-Bonjour Julie !

-'jour, Alicène... Tu as bien dormi ?

-Oui, ça va.


Pourtant, elle avait un visage à l'aspect fatigué, qui comportait des cernes plutôt marquées et un teint assez pâle pour me permettre d'envisager le fait qu'elle avait certainement une carence en vitamines.  Quelque part, ça me confirmait qu'elle vivait sans doute seule, mais savoir qu'elle savait à peine s'occuper d'elle m'attristait un peu. Au moins, elle était propre et prenait un minimum soin d'elle. Par ailleurs, ses vêtements étaient propres bien que vieillots, et ses cheveux tout de même coiffés avec une certaine logique, alors que l'ensemble semblait chaotique et que les pointes de ceux-ci étaient fourchues.

-Tu as l'air très fatiguée... Est-ce que tu dors assez ? Manges-tu à ta faim ?

En fermant son magazine, elle me répondit d'un air assuré.

-Ne t'inquiètes pas, ce n'est qu'une impression. Les gens me trouvent toujours comme ça, mais je me sens bien.

J'avais du mal à la croire, mais soit. Au pire, si elle s'évanouissait, je serais là pour l'aider.

Un peu plus tard, nous étions dans un restaurant pas loin de l'hôtel. Il nous avait fallu essayer plusieurs enseignes avant qu'Alicène accepte de finalement déjeuner dans celui-ci, ayant jugé les autres trop peuplés à son goût. Cela ne m'avait pas tant dérangé que ça, puisque je n'appréciais pas trop la foule non plus. En plus de cela, nous avions besoin de parler loin d'oreilles indiscrètes : je jugeais en effet sage que personne n'entende que le corps d'Alicène servait d'hôte à des spectres, j'avais donc pris la précaution de nous emmener à la table la plus isolée de l'établissement. Une fois nos commandes passées, nous commençâmes à parler.



-Tu habites dans le coin ?

-Euh... je ne vis pas dans cette ville, non , je suis venue ici pour te voir...

-Je vois. J'espère que le voyage n'a pas été trop difficile jusqu'ici alors. Tu t'en sors bien en vivant seule ?

-Hum... oui, ça peut aller... et mes pokémons spectre m'aident du mieux qu'ils peuvent.


Le sujet semblait la mettre mal à l'aise, donc je me disais qu'il fallait mieux en changer. Mon but n'était clairement pas de l'indisposer.

-As-tu une idée de pourquoi les spectres peuvent entrer en toi sans problème ?

-Et bien... Cela fait tellement longtemps, mais je pense que...


Elle s'interrompit car un serveur venait de déposer nos plats avant de repartir.

-Je, euh... Cela fait très longtemps que je visite des lieux... hantés. Je me suis habituée aux spectres, et c'était....

- C'était... ?

-Je... je n'avais pas d'amis à l'école. Les spectres étaient mes seuls vrais amis.


Elle se mit à manger silencieusement en regardant par la fenêtre pendant que je digérais ce qu'elle venait de dire. Un peu prise de pitié pour elle, j'hésitais à la réconforter car nous n'étions pas assez proches.

-Je vois. Cela peut sans doute expliquer ton lien étroit avec eux. Alicène ?

Elle me regarda enfin dans les yeux, l'air un peu craintive.

-Tu sais... Tu n'as pas à avoir peur avec moi. Je vois bien que tu as hésité à me le dire. Mais bon, moi aussi, je n'avais pas beaucoup d'amis à l'école, et je préfère la compagnie des spectres en bien des moments. Enfin, quand ils ne disputent pas, n'est-ce pas ?

Les bracelets qui abritaient Neval et Lambel se mirent à doucement s'agiter, comme pour me répondre, alors que la fille aux cheveux sombres acquiescait.

-Désolée Julie... je suis pas... tellement à l'aise quand je parle à des gens. Mais je...

-Oui ?

-M-merci de ne pas t'être moquée de moi.


Elle semblait vraiment touchée. Franchement, je ne savais pas vraiment quoi lui dire. Elle semblait avoir souffert durant ses jeunes années...

-Je ne moquerai jamais de toi, Alicène.

Pour la première fois que nous étions rentrés dans ce restaurant, je la voyais enfin sourire. Par la suite, nous continuâmes à discuter de nos expériences avec les spectres pendant tout le repas. Une fois celui-ci fini et l'addition payée, nous étions retournées dehors, et je sentis alors mon portable vibrer : j'avais reçu un message de mon frère.

"Yo,
On a retrouvé le ravisseur, et il a parlé : mardi soir on ira à l'une des arènes où se déroulent des combats clandestins. Je te tiens au courant."


Cette altercation avec ce Feunard, puis ma rencontre avec Alicène m'avais presque fait oublier ce qui se passait à Doublonville en ce moment, honte à moi. Je réalisai alors que maintenant que j'avais trouvé cette personne, peut-être qu'il n'était plus nécessaire de rester à Hoenn, et que je pouvais éventuellement lui proposer de venir chez nous.

-Alicène, je me rends compte que j'ai pas tellement d'intérêt à rester à Hoenn à présent... Arrête-moi si je me trompe, mais il me semble que rien ne te retient ici, donc que penserais-tu de venir à Doublonville, là où mon frère et moi vivons ? Nous pouvons te loger.

Elle sembla un moment interloquée avant de finalement hocher de la tête en souriant.




Sophiane



De retour chez Déborah, il était maintenant l'après-midi et Lucas et ses amis dormaient encore. Dehors, il pleuvait et les nuages obscurcissaient le ciel à un tel point que l'on ne voyait plus le soleil.Je n'étais pas la seule réveillée : Nouche regardait justement les gouttes de pluie s'écraser sur la terrasse.

-Tu as bien dormi ?

Elle ne se tourna pas vers moi pour me répondre, se contentant de fixer la baie vitrée devant elle.

-Non, Sophiane. Je m'inquiète pour Élude. Je ne l'ai pas sentie lorsque que nous étions là-bàs, alors que je suis capable de faire ça avec Lucas même s'il se trouve à des centaines de mètres.

Je comprenais ce que voulait dire la mentali par là : après tout elles étaient soeurs, donc le lien entre elles devrait être fort.

-Peut-être que nous ne sommes pas aussi connectées que je le croyais. Il est vrai que nous avons chacune vécu nos vies jusque là, malgré que nos deux dresseurs se voient souvent. Et toi ?

En tant que gardevoir, je ne dormais pas beaucoup en général, contrairement à un mentali. Pourtant, le peu de sommeil que j'avais eu ne m'avais pas vraiment semblé utile : je me sentais fatiguée et soucieuse.

-Pas vraiment. Je suis anxieuse quant à cette expédition, mardi soir...

-As-tu vu quelque chose ?


J'avais peur qu'elle ne me pose cette question. Vu mon âge, je devrais pourtant être capable de faire des prédictions relativement précises, et pourtant, j'avais vu peu d'éléments concernant ce qui allait se passer à l'arène.

-Pas grand-chose... J'ai juste vu que nous ne resterions pas à l'arène longtemps, et que nous serions séparés.

-Tes prédictions ont beau être peu précises, elles s'avèrent toujours exactes, n'est-ce pas ?

-Oui...

-Nous ferons alors de notre mieux pour les protéger. Et pour retrouver ma soeur.


Sans dire un mot, je me glissai à côté d'elle et me mit à observer la pluie à mon tour. Je n'aimais pas me battre, mais je m'étais juré qu'il n'arriverait rien à Lucas tant que je serais là pour le protéger, quitte à entraîner ma mort, ou même celle d'un autre.

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Dernière édition par Ranyel le Lun 5 Oct - 0:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Ven 24 Juil - 17:48

Kikou, je poste ici afin de faire part de mes impressions o/

Cette fic est parfaitement menée, tu gères totalement ton sujet et ça se sent, c'est fluide comme du chocolat chaud et c'est percutant comme du chocolat aux noisettes. A ce stade, je n'ai aucune réelle remarque à faire, ton récit ne présente aucun défaut réellement notable, et si il n'est pas parfait, il le deviendra à force de pratiquer. Sur ce, bonne continuation, j'attend le prochain chapitre ^^

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Ranyel 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Ven 24 Juil - 20:54

Merci pour ce compliment et ce combo de métaphores x)

J'ai mis un peu trop de temps pour ce chapitre là mais je n'étais pas satisfait de sa qualité.

Bonne lecture !



Chapitre 11


William



J'étais en train de m'assurer que le voleur de pokémons que nous avions appréhendé était bien attaché à sa chaise, alors que Blanche me regardait, et que les autres se préparaient dans le salon. Lucas fit d'ailleurs son entrée dans le garage avant de s'adresser à moi.

-Tu l'as bien attaché, Will ?

-On dirait... euh, ouais, c'est bon !


De toute manière, nous avions endormi l'intéressé afin d'être sûr que le trajet se passe sans encombre. Les yeux fermés, sa respiration lente et profonde se faisait entendre lorsque personne ne parlait. Peu après, Déborah entra dans la pièce : elle et son ami semblaient méconnaissables à cause de leur vêtements, similaires à ceux que nous avions portés lorsque nous étions partis à la recherche d'Élude. Je n'avais pas vu ça la première fois, mais j'avais maintenant remarqué que la sportive portait ses protections de rollers aux genoux et aux coudes sous ses vêtements. Avant de parler, Lucas posa Priam, le tarsal qu'il portait dans les bras, à terre. Sophiane était allée le chercher entre temps pour ne pas laisser son enfant seul chez eux, afin que nous le gardions.

-Bon... On peut pas vraiment vous promettre d'être prudents. Mais on vous promets que dès que nous avons Élude, on se tirera de cet endroit.

Blanche, qui jusque là, n'avait rien dit, posa une main sur l'épaule de sa soeur.

-Tu es forte, et tu connais cet endroit. Vous pouvez le faire. Mais ne fais rien de stupide. Lucas, veille à sur elle.

On entendit un soupir de Déborah accompagné d'un léger rire de son ami étouffé par son foulard.

-Elle veillera aussi sur moi. En fait, on veillera l'un sur l'autre ça sera encore mieux, non ?

-N'oubliez pas non plus vos Pokémons.

-C'est vrai, William.


Il avait dit ça sur un ton un peu gêné. Je trouvais ça un peu dommage que les gens ne prennent pas toujours leurs pokémons en compte et je manquais rarement de le faire remarquer, même à Lucas qui s'efforcait à les considérer commes les égaux des humains.

-Prenez soin de vous.

Les deux répondirent d'un sobre hochement de tête, avant de partir, suivis de leurs compagnons. Alors que mon zigzaton commençait à jouer avec le tarsal, je vis une mine soucieuse dessinée sur le visage de Blanche, qui finit alors par croiser mon regard.

-Cet endroit... Je n'y avait jamais été. Quand j'ai appris que ma soeur y avait passé ses nuits durant des mois, j'avais à peine idée de ce que c'était.

Effectivement, il y a de quoi être retourné. Moi-même, bien que très documenté sur la ville, avait été relativement troublé par cette expédition.

-Ouais, ça peu troubler, c'est sûr. Mais au final, cette expérience va bien lui servir.

Elle fut agitée  d'un rire que l'on aurait pu qualifier de nerveux.

-Ah... C'est vrai. J'espère que ça ira quand même...




Déborah



Au bout d'un moment, nous étions enfin parvenus dans les gradins de l'arène. Un affrontement opposant un kicklee et un humain avait commencé, et le ring était le seul endroit constamment éclairée de cet lieu. Le public, agité, était balayé par les spots, et ça allait nous compliquer la tâche pour retrouver notre homme, dont le visage nous avait été imprimé en mémoire par les pokémons de Lucas. Retrouver cette atmosphère me fit un drôle d'effet, après tout ce temps : l'obscurité de la salle, le public et la musique tout deux bruyants, et les combats violents au centre de tout ceci ravivaient en moi certains souvenirs, que je préférai balayer de ma tête afin de me concentrer sur notre objectif.

Après avoir longuement observé les spectateurs, enjoués par le combat actuel que le pokémon semblait perdre, nous décidâmes de nous frayer un chemin dans les gradins afin de trouver un meilleur angle de vue du public. Finalement, Lucas tira sur ma manche et pointa du doigt un grand homme en manteau noir, avec un peu de barbe, la quarantaine et les cheveux bruns : c'était lui. Il parlait avec un homme moustachu assez enveloppé, qui n'avait pas l'air d'être très à l'aise dans cette arène.

-On fait quoi ? On y va maintenant ?

-Euh.. On se rapproche, d'abord.


Dix mètres plus près, et donc à quelques pas d'eux, nous n'entendions toujours pas leur conversation à cause du vacarme ambiant. Un nouveau combat avait commencé, cette fois-ci opposant deux hommes, après la défaite assez brutale du kicklee. Cependant, une personne me bouscula et ma casquette tomba à terre, je me dépêchai donc de la ramasser et de la remettre. Seulement, en me relevant, mon regard croisa celui du trafiquant, qui me fixait d'un air étonné.

Il avait vu mes cheveux. Il m'avait reconnue.



Un instant après, il se mit à bousculer les spectateurs pour rejoindre une sortie, imités par nous. Alerté par les cris des spectateurs mécontents, un mackogneur qui semblait avoir le rôle de videur avança vers nous d'un air menacant, envoyant balader les quelques ivrognes sur son passage sans aucun mal. Heureusement pour nous, nous étions déjà sortis lorsque celui-ci était arrivé en haut des gradins. Le trafiquant, une fois dehors, sortit un dodrio de sa pokéball et monta dessus, avant que le pokémon ne se mette à cavaler le long du tunnel, suivi par Lucas qui avait envoyé son mentali pour le poursuivre, bien que Nouche était un peu moins rapide que cet oiseau.

Après quelques instants de course, nous les avions perdus de vue, mais Lucas savait où allait car son amie restait assez proche pour lui dire par télépathie où tourner. Au bout d'un moment, rendus dans les zones les plus reculées des souterrains, j'entendis un grondement derrière nous, avant de voir qu'une moto nous suivait.

-Lucas, je m'occupe de ça, continue à suivre Nouche, moi je ne pourrais pas.

-Mais non, tu...

-Tu m'appelleras pour me dire où aller, je connais un peu ces tunnels. On se retrouve plus tard, file !


Après un court moment d'hésitation, il continua sa course alors que je m'étais arrêté et avais sorti Akaï de sa pokéball. Le braségali, après un petit moment où il semblait perdu, avait vite compris la situation, et bondit en avant à l'approche de la moto, qui se coucha et glissa sur le sol en projetant des étincelles, envoyant rouler à terre la personne qui la pilotait, que je reconnus comme étant la femme que nous avions vue au bar l'autre jour, qui peina à se mettre debout, alors que je voyais un filet de sang couler de sous son masque. Elle envoya une pokéball qui fit jaillir le mackogneur de tout à l'heure, me laissant penser qu'elle devait être une des gérantes de l'arène.

Les deux pokémons entrèrent alors dans une lutte assez violente, mais heureusement pour Akaï, le mackogneur n'était vraiment pas très rapide et prenait bien plus de coups qu'il en donnait. Je vis alors la femme dégainer une mitraillette et s'apprêter à tirer sur le braségali, chose que j'empêchai en me jetant sur elle, frappant son arme qui tira dans le vide, avant de lui arracher des mains et de l'envoyer voler quelque part dans le tunnel. Elle essaya de me frapper, mais je bloquai ses coups, non pas sans douleur à cause de ses gantelets d'acier. Sa garde baissée, j'en profitai alors pour lui donner plusieurs coups au visage, jusqu'à briser le masque en deux, avant d'être attrapée aux bras par son pokémon qui me projeta contre une pile d'ordures, m'occasionnant un choc au niveau de la tête. Un peu étourdie et endolorie, je constatai en me relevant que le braségali avait pris le dessus et rouait de coups le mackogneur, qui commençait à s'épuiser, avant de finalement perdre conscience. Nos deux adversaires vaincus, nous décidâmes alors de ne pas nous éterniser ici davantage.





Lucas

Essoufflé, j'avais enfin rattrapé Nouche, qui m'avait attendu, à l'entrée d'un tunnel non éclairé.

-Il est descendu de son dodrio et est parti derrière cette porte... Je sens la présence d'Élude dans cette direction.

Une fois le plan sorti et déroulé, nous nous mîmes rapidement d'accord sur l'emplacement où nous étions : le malfaiteur avait fui dans une grande usine désaffectée composées de grandes salles avec accès à la surface. Le seul autre accès souterrain dont ce bâtiment disposait n'était pas très loin d'ici, aussi j'appelai Déborah pour lui dire d'y aller, afin de le bloquer. M'étant assuré qu'il s'en étaient bien tiré face au motard, je raccrochai avant de sortir Sophiane de sa pokéball et de lui expliquer la situation.

-Entendu. Et bien, je suis prête.

-Allons-y.




Arrivés devant une porte en acier, il ne fallut qu'un moment à la gardevoir pour briser le verrou par la pensée. Le bruit retentissant dans toutes la pièce, nous nous sommes donc pressés car le trafiquant devait sans doute être alerté. Après quelques grande pièces vides passées, nous finîmes par entrer dans un endroit remplis de plusieurs dizaines de cages, dont certaines renfermaient des pokémons. L'homme et son dodrio se trouvaient alors au fond de la pièce, et s'enfuirent en nous voyant, nous laissant avec un scalproie peu avenant, qui nous fonçait dessus. Sans même que je n'ai à lui dire, Nouche partit à leur poursuite, esquivant agilement le pokémon d'acier qui avait essayé de l'attraper au passage.

Conscient qu'il ne la rattraperait certainement pas, il se rua alors sur Sophiane, qui esquiva pendant un moment ses coups, avant de faire tomber une étagère sur lui par la force de la pensée. J'avais pendant un moment envisagé de profiter de cette distraction pour libérer les pokémons afin qu'ils puissent nous aider, mais je me rendis compte après observation que c'était en grande partie des petits pokémons qui risqueraient surtout de se faire réduire en charpie par le scalproie, et que le martiali n'était pas là. Je me concentrai alors une barre d'acier qui trainait par terre, pour finalement pleinement la maîtriser en la faisant flotter en l'air à ma guise ; j'étais prêt à me battre. D'un coup de tête, je fis savoir cela au gardevoir.

-Fais attention.

Elle passa alors derrière moi : cela ne servait à rien qu'elle ne prenne de coups inutilement, et je résisterais certainement mieux à ses assauts qu'elle, alors que cette dernière pourra l'attaquer en restant à l'arrière. Notre adversaire finit alors par se dégager, et me fonça dessus, avant de se prendre ma barre dans le ventre, et de reculer, l'air impassible. Le choc m'avait un peu destabilisé, mais je tint bon. Avant même qu'il aie pu faire quoi que ce soit, le scalproie encaissa de plein fouet une balle de lumière blanche issue des pouvoir féériques du gardevoir, ce qui eu pour effet de l'énerver : il saisit une bouteille en verre vide et l'envoya vers mon amie, qui cria en se la prenant en pleine tête.

-MERDE ! Sophiane !

-AAAH !


En revenant à notre agresseur, je vis qu'il avait de nouveau foncé sur moi en voulant profiter de ma perte d'attention passagère. Cependant, je fis tourner la barre sous ses jambes, afin de le faire tomber, avant de courir auprès de Sophiane, qui se tenait le front, traversé d'un filet de sang.

-Je... je vais bien, c'est superficiel... Je peux encore me battre.

-Ok. Fais attention, hein ?


De nouveau debout, je regardais mon adversaire droit dans les yeux, qui s'était relevé en se massant le crâne. Il s'adressa alors au gardevoir.

-Qu'est-ce qu'il a dit ?

-Hum, il a... dit que ça se voyait que nous étions des... tafioles, et qu'il nous laissait une chance de nous barrer, sinon il nous démonterait la ... gueule.


La traduction honnête de Sophiane me fit souffler du nez.

-C'est ce que nous verrons.

Le scalproie leva les yeux au ciel avant de se mettre en posture de combat, aiguisant les lames de ses bras en me fixant d'un air mauvais, alors que j'entendais mon amie se relever dans mon dos.

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Ven 24 Juil - 22:23

Ce Scalproie complètement blasé X)
Ils auraient mieux fait d'en profiter, ils auraient gagner du temps, on va pas faire cas de la ferté dans ce genre de situation :c
Pas gg Lucas :c

Sinon excellent chapitre, j'ai beaucoup aimer les usiques de colosseum qui m'ont donner envie de faire pokémon XD <3

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Ven 24 Juil - 23:09

Lucas était parti voir si Sophiane allait bien, et cette dernière était sonnée donc ils ont pas tellement pu en profiter x)

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Dim 26 Juil - 11:36

*sort son micro de commentateur*
- Sophiane et Lucas arriveront-ils à venir à bout du puissant scalproie ? Que fera Nouche si elle arrive à rattraper le mystérieux trafiquant ? Est-ce que Julie et Alicène vont boire du thé ? Vous le saurez dans les prochains épisodes d'Equilibre ! La fiction de drama et d'aventure pokémon !

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Dim 2 Aoû - 23:50

Avec encore du retard, comme toujours, un nouveau chapitre !
Bonne lecture !



Chapitre 12


Lucas



Durant un instant, nous continuâmes de nous fixer, sans rien faire, jusqu'au moment où le scalproie se rua sur Lucas. Il tenta de lui asséner un coup de poing, dévié d'un puissant coup de barre, qu'il saisit alors à deux mains et de manière ferme. Il essayait d'arracher son arme à mon ami, tandis que je ne pouvais pas l'attaquer sans toucher Lucas, qui avait des difficultés à maintenir son contrôle mental sur la barre d'acier. Sentant qu'il allait céder, il s'avança dans le but de s'aider de sa force physique pour lutter contre le scalproie ; ce dernier donna un violent coup de tête en avant, faisant passer la lame de son crâne à quelques centimètres du visage de Lucas, qui avait reculé par réflexe. Pris par la surprise, la barre trembla et échappa à son contrôle. Voyant que la situation était très défavorable pour mon ami, je pris la décision de le tirer en arrière par la force de la pensée, tout ramenant une chaise dans les jambes de notre adversaire, qui sauta en arrière pour l'esquiver.

-Sois plus prudent !

-Sophiane, je peux me débrouiller !


Le scalproie jeta la barre derrière lui et se courut vers moi, intercepté en pleine course par Lucas, qui l'entraîna dans sa chute. En se relevant, il constata que deux lambeaux de tissus pendaient à sa manche, dont le bras qu'elle cachait était maintenant couvert de deux entailles dues aux lames du buste de notre adversaire. Le scalproie, à peine relevé, fut remis à terre par mes pouvoirs féériques, matérialisés par une balle de lumière blanche. Il commençait à s'épuiser, ça se voyait. Enfin, je ne pouvais que le deviner, car contrairement à la plupart des pokémons, je ne pouvais absolument pas sonder son esprit.

Cependant, il se releva si rapidement que j'en fus surprise et il me jeta à terre, m'assénant un violent coup de poing au visage. Un peu sonnée, je mis du temps à me relever, voyant alors une table jetée contre mon agresseur, le plaquant à des cages dans un grand fracas. Il semblait alors comme collé à celles-ci, et il me fallut peu de temps avant de me rendre compte que s'était à cause d'un magneti, qui s'était fixé par magnétisme à son bras à travers les barreaux.

-Putain ! Lâche-moi, saleté ! Je vais te eurrrrgh...



Il n'eut pas le temps de finir sa phrase car l'occupant de la cage située derrière lui, un méganium, avait enroulé ses lianes autour du cou du pokémon d'acier. Sa main libre portée à sa gorge, il essayait de s'en défaire, mais n'y parvenait pas. Il tendit alors cette même main vers Lucas, tandis qu'on pouvait clairement lire dans ses yeux, et sa gestuelle en générale qu'il était désespéré. Il était en train de s'étouffer, et tressautait de plus en plus. Mon ami, paralysé devant un tel spectacle, ne dit rien.

-Ça suffit ! Ne le tue pas !

Le méganium lâcha tout de suite prise en recevant mon message télépathique, sans doute un peu surpris par le fait que je défende celui qui venait de me frapper à la tête. Ce dernier, s'affaissa par terre dans un grand bruit métallique, son bras droit maintenant libre porté à sa gorge. Pendant qu'il reprenait ses esprits, Lucas, l'enchaîna. Il nous regarda d'un air mauvais, sans rien dire.

Les pokémons prisonniers commencèrent alors à m'interpeller pour que que je les libère : Lucas ayant compris ce qu'il se passait, il réfléchit un instant.

-On doit les libérer, mais il faut s'assurer qu'il n'aillent pas se perdre dans ces souterrains. Essaye de les convaincre, je vais essayer de retrouver Nouche.




Déborah

Une fois ma pokéball rangée dans ma poche, je continuai ma route vers l'endroit que Lucas m'avait indiqué. Je venais de rencontrer un grand gars baraqué, qui, dans un affrontement rapide et violent, avait assommé mon braségali avant de le rejoindre dans l'inconscience. Mes mains, endolories de ces deux précédents affrontements, commençaient à trembler.

Arrivée à une petite porte métallique, je vérifiai un instant que c'était bien l'endroit où je devais me rendre : une fois cela fait, je pris une barre et démolis la serrure à l'aide de celle-ci. Après avoir arpenté plusieurs couloirs, j'arrivai sur une passerelle métallique surplombant une grande salle, remplies de machines industrielles inutilisées. De l'autre coté de la passerelle, je pouvais apercevoir le trafiquant et son dodrio, luttant avec Nouche. Mais au milieu de celle-ci se tenait un cizayox, qui courait vers eux. En me voyant, le trafiquant fit signe à ce pokémon.

-Occupe-toi d'elle plutôt !



L'insecte d'acier se retourna, et me fixa droit dans les yeux. Il semblait attendre quelque chose, comme... un envoi de pokéball ? Mais je n'avais pas de compagnon apte à se battre avec moi. Je savais que je ne risquais pas de gagner face un pokémon aussi puissant, d'autant plus que cette carapace métallique bloquerait certainement mes coups. Mais je devais absolument faire gagner du temps au mentali, alors je me mis en position de combat. Faisant claquer ses pinces, il afficha ensuite une expression confuse, comme s'il ne s'attendait pas à ce qu'un humain le défie. Après un moment où il essaya de m'intimider, il finit par se jeter sur moi, la pince en avant, que j'esquivai agilement. Il était plutôt lent, peut-être que je pourrais arriver à esquiver tous ses coups jusqu'à ce que Nouche en ai fini avec le trafiquant.

Afin de gagner un peu de temps, j'attendis l'occasion parfaite pour le pousser à terre, une fois passée derrière lui. Ce cizayox semblait assez faible en fin de compte... non, il retenait ses coups. Car j'étais une humaine, sans doute. Il se releva, et me fonça de nouveau dessus : sa pince percuta la barre en fer derrière moi, qui se tordit sous la puissance de l'impact. Il se retourna alors vivement, et m'adressa un autre coup, que je réussis à bloquer avec mes deux mains, non sans douleur. Peu après, il m'attrapa aux bras avec ses pinces, les écartant et se collant à mes jambes pour m'immobiliser. Plaquée contre la rambarde, je ne pouvais plus rien faire, à part lui donner un coup de tête qui lui ferait certainement moins mal qu'à moi. Ne sachant quoi faire de moi, le trafiquant lui cria un ordre.

-Qu'est-ce que t'attends ? Jette-la !

Il y avait bien sept mètres entre la passerelle et la sol, mais heureusement le cizayox ne s’exécuta pas. Il semblait hésitant, et finit par croiser mon regard. Je pouvais lire dans ses yeux une expression étrange, mais je pouvais surtout sentir que ses pinces s'étaient un peu desserrées. Profitant de l'occasion, je rassemblai mes dernières forces, et poussa de tout mon corps en avant. Mon adversaire, déstabilisé, tomba en arrière sur la rambarde pliée, qui céda sous le choc. Pour éviter qu'il s'écrase au fond de la salle, je pris sa jambe gauche dans mes bras, le reste de son corps pendant dans le vide. Bien que moins lourd que je pensais, il pesait quand même plus qu'un être humain et je ne pensais pas tenir longtemps dans cette position. De plus, je voyais qu'il n'y avait aucun moyen pour lui de remonter.



Devais-je le lâcher ? Je devrais aider Nouche... mais je ne pouvais pas le laisser s'écraser au sol, alors que lui-même ne m'avait pas tué quand il en avait l'occasion.

Un expression de panique sur son visage, le cizayox agita sa pince vers une longue chaîne qui pendait, à un mètre de lui . J'avais compris ce qu'il attendait de moi : il fallait que j'approche la chaîne de lui pour qu'il puisse l'attraper, seulement je n'étais pas sûre de pouvoir libérer un bras pour l'atteindre sans le lâcher. De toute façon, je commençais à sérieusement fatiguer, alors c'était la seule solution.

Après avoir pris respiré un grand coup, j'élançai mon bras gauche vers la chaîne, donnant un coup dans celle-ci alors que la jambe du pokémon glissait de ma main droite. Heureusement, il put l'attraper et se balancer avec elle.




Nouche

Bien que réputé pour être un pokémon très vif, ce dodrio, épuisé, ne faisait en réalité que donner des coups de becs assez chaotiques, que j'esquivai facilement. Une fois passée derrière lui, je lui assénai le coup de grâce avec un choc mental, qui le fît s'écrouler par terre. Le criminel, quant à lui, tenta de me poignarder mais je bondis pour l'éviter, avant de le faire s'évanouir avec mes pouvoirs psychiques.

Je sentais où Élude était : dans une pokéball, dans la poche du manteau du trafiquant. Sans attendre davantage, j'utilisai ma psychokinésie afin de la sortir de là, et de presser sur le bouton d'ouverture pour la libérer. Après un court moment de confusion, le martiali se rendit compte de la situation, et me sauta dessus.

-Ah, ouais ! Merci, merci merci ! T'es trop forte !

-Hé, du calme ! Je suis pas venue seule, et on doit partir d'ici au plus vite.


Plus loin, Déborah était allongée sur le dos, et le cizayox avait disparu. Ma soeur courut et se jeta sur elle inquiète, mais de plus près, l'humaine avait juste l'air épuisée, et un sourire s'affichait sur son visage.

-Je suis tellement contente que tu n'aies rien, haha !

Alors que les deux amies fêtaient leurs retrouvailles, j'entendis un bruit en bas. Le cizayox était descendu à l'aide d'une chaîne, et nous fixa du regard, avant de partir.

Un peu plus tard, nous nous étions retrouvés avec Lucas, Sophiane, et tous les pokémons que le trafiquant retenait, maintenant libérés. Nous étions en train de courir, à une certaine allure puisque certains pokémons étaient lents et trop lourds pour être portés, lorsqu'au détour d'un couloir nous vîmes une lumière très vive, accompagné de cris. Celle-ci nous aveugla ensuite : il s'agissait d'un pharamp, suivis par un élecsprint et des gens en uniforme.

-POLICE DE DOUBLONVILLE, PAS UN GESTE !

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Lun 3 Aoû - 4:49

Bon chapitre, comme toujours

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Lun 3 Aoû - 22:03

Je n'ai pas pu commenter lors de sa sortie, mais je l'ai lu ce chapitre ! Et il est très bon, bien qu'un peu court c:

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Lun 10 Aoû - 18:48

Sur ce coup, on peut dire que la police de Doublonville s'est faite ... doubler.

*aw yeaaaaaaa*

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Mar 11 Aoû - 20:19

Ce jeu de mots, j'en peux plus

La suite !


Chapitre 13


Landry



Putain, j'avais un mal de chien... cette garce ne m'avait pas loupé. Un sac de glace contre la tempe, j'étais assise sur une chaise, en train de douiller. Au-dehors, on voyait encore les sirènes de police, et on pouvait entendre des ordres criés de temps à autre. C'était vraiment inattendu de la part des flics de descendre ici, la dernière fois qu'il avait fait ça remontait à... je ne sais même plus. Évidemment, ces connards étaient venus dans l'arène, alors que j'étais dans les choux, comme mon mackogneur. La patronne allait être furieuse...

Me levant avec difficulté, je m'approchai de la fenêtre, tout en sortant mon téléphone portable de la poche. En bas de la rue, je voyais des flics en train d'interroger un passant. Ce quartier, bien que calme, était proche de la zone industrielle, ils étaient donc en train d'essayer de choper des gens qui en sortaient. Heureusement pour moi et mon pokémon, nous avions été sortis par un ami, qui m'avait suivi lors de la poursuite. Prenant mon courage à deux mains, je composai le numéro de la patronne et l'appela.

-Allô ? Je suis occupée là, j'espère que vous ne me dérangez pas pour rien.

-On a eu un problème à l'arène sud. Vous avez vu les infos ?

-Non. Que s'est-il passé ?

-Des mecs sont venus et ont poursuivi un gars dans l'arène... Je les ai poursuivi mais je me suis fait avoir. S'il y avait que ça, ça irait, mais des flics sont venus dans le quartier et c'est parti en couille...


Un court silence, avant d'entendre un soupir.

-Putain, pourquoi ils sont venus ?

-Je sais pas, j'ai entendu parler d'un enlèvement de pokémon... Ah, mais mon pote a reconnu la fille aux cheveux rouges, qui est passée à la télé l'autre jour avec son martiali, ça doit être ça.

-Ça ne leur ressemble pas de venir juste pour un pokémon. Enfin bref. Quel est le bilan ?

-C'est le bordel dans l'arène, quelques mecs se sont fait choper. Je pense pas qu'on pourra la rouvrir de sitôt.

-Ils ont eu l'avantage de la surprise. Mais bon, on se souvient de comment ça s'est passé la dernière fois qu'ils ont essayé de reprendre le contrôle des abysses.


Effectivement je m'en rappelais maintenant. C'était il y a 4 ans : le maire de l'époque avait entrepris de reconquérir cet endroit. Cependant, les meurtres de policiers qui avaient suivi avaient mis fin au projet, et, pire encore, avait renforcé la peur que la plupart des gens, dont les agents de l'ordre, avaient envers ce quartier. J'étais tout de même suprise qu'elle ne soit pas plus en colère que ça.

-...

-Qu'y a t-il ?

-Euh, rien. Je... suis désolée pour ce qu'il s'est passé.

-Je ne vois pas comment vous auriez pu empêcher ça. Cependant, vous faire battre par une gamine, ce n'est pas vraiment acceptable.

-En effet. Je tâcherai de ne plus vous décevoir, patronne.





William



Alors qu'il était bientôt 5h du matin, nous étions en train de fêter le retour de nos amis, qui revenaient tout juste du commissariat. Nous venions de disposer des verres et des boissons sur la table du salon, la baie vitrée ouverte pour rafraîchir un peu la pièce. Tandis qu'Alban et Élude semblaient discuter, Déborah reprit ce qu'elle était en train de me dire après une gorgée de soda.

-...et donc, William, les flics nous ont gardé assez longtemps pour prendre nos dépositions, mais surtout pour nous faire la morale, comme quoi c'était inconscient d'agir comme ça, qu'il fallait les laisser faire...

-Je vois. Je suis heureuse que vous n'ayez rien.


La championne de Doublonville, bien qu'enjouée, sembla tomber des nues en voyant les mains bandées que Déborah lui montra. Par ailleurs, Sophiane fit mine de tousser. Elle avait pris quelques coups elle aussi, d'après ce que j'avais cru comprendre. Lucas brisa le silence en pouffant, avant de se mettre à parler.

-Rien, rien… c'est vite dit. Mais bon, on est revenus en un seul morceau, c'est ça qui compte. On a confié les pokémons aux policiers, et ils ont arrêté le trafiquant et quelques autres criminels. D'ailleurs, on a vu le gars qui voulait acheter Élude au poste : c'était un collectionneur.

Le martiali se retourna en entendant son nom avant de revenir à sa conversation, à laquelle s'étaient joints Akai et Nouche. Comme nous, ils semblaient avoir beaucoup de choses à se dire.

-Ils vont rouvrir les routes de la ville du coup ?

-Oui. J'ai envoyé un sms à ma Julie pour lui dire qu'elle pouvait venir, mais vu l'heure elle le lira pas tout de suite.

-Elle est où ?

-Dans un hôtel de Mauville avec son amie. D'ailleurs elle a l'air assez spéciale, enfin elle me l'a décrit bizarrement.


Mon échange avec Lucas prit fin avant de laisser place à un silence de courte durée, interrompu peu après par Déborah.

-Je pensais vraiment que les flics ne s'aventureraient jamais là-dedans, mais finalement, si. Peut-être qu'on aurait dû les contacter après avoir chopé le voleur…

Blanche me regarda d'un air gêné avant de prendre la parole.

-En fait… hum, ils sont venus pour vous.

-Quoi ? Comment ils savaient ?


Je pensais qu'ils étaient au courant de ça. Visiblement, j'allais devoir leur raconter ce qu'il s'était passé.

-Ils sont venus ici, et nous ont posé des questions car ils voulaient te parler, Déborah. On les a baratiné un peu mais ils ont vite compris que vous étiez partis là-bas. Heureusement, ils sont pas allés dans le garage, et n'ont donc pas vu le voleur. Si on avait pas eu le prétexte de garder Priam, ils se seraient doutés de quelque chose à coup sûr.

Le tarsal en question était d'ailleurs en train de parler à sa mère. Je me souviens que l'un des agents avait même joué avec lui, pendant qu'ils nous questionnaient. La championne de Doublonville conclut alors mon résumé :

-On a libéré le voleur une fois qu'on a reçu votre sms, comme convenu.

Déborah se contenta de hocher la tête en entendant cela. Le marché que nous avions eu avec ce criminel ne lui avait vraiment pas plu, et elle aurait sans doute été ravie de le livrer à la police.

-C'est quand même des cons, quoi… ils se bougent pas pour un pokémon, mais dès que c'est des humains…

Lucas avait raison en disant ça hélas. Ils n'auraient certainement pas été se risquer dans ce quartier pour Élude seule. Au moment où je comptais lui répondre, j'entendis un bruit dans le jardin, tout comme Blanche qui demanda :

-C'est quoi ce bruit ?



Le son en question se reproduisit de manière plus audible. Je me levai, tout comme Déborah et Akai, pour voir quelle en était la cause.

Sur la terrasse, un silhouette se dressait dans l'obscurité. Elle fit alors quelque pas pour avancer dans la lumière du salon, toujours au-dehors : il s'agissait d'un cizayox.

-Qu'est-ce que…

-C'est le cizayox du trafiquant.


La sportive affirma ça avec calme, tout en regardant le pokémon dans les yeux. Blanche se leva avant de prendre la parole, l'air un peu paniqué.

-Qu'est-ce qu'il vient faire là ? Faut le…

-Attends.


Déborah, après avoir coupé sa sœur, s'adressa à l'insecte d'acier.

-Ce gardevoir et ce mentali peuvent traduire ce que tu dis.

Le cizayox hocha la tête et se mit à nous parler, : nous attendîmes alors la traduction de Sophiane.

-Il dit qu'il était venu pour te remercier de l'avoir sauvé, Déborah, et qu'il a trouvé ta maison en demandant à des pokémons du quartier.

-Tu m'avais épargnée tout à l'heure ? Je pouvais pas te laisser tomber.

-Il dit… qu'il ne voulait pas te tuer. Qu'il n'a jamais tué personne, et qu'il ne voulait pas faire ça. Il trouve que tu étais très brave de l'affronter, et qu'il n'avait jamais vu ça auparavant. Cependant, il avait peur de te blesser gravement, car les humains sont bien moins résistants que les pokémons.

-Pourquoi tu travaillais aux cotés pour ce mec? T'as pas l'air d'être comme un de ces connards…

-Il est assez faible pour un cizayox. il n'aime pas vraiment se battre, et les quelques dresseurs qui l'avaient pris avec eux l'ont relâché assez vite, déçus de sa faiblesse. Arrivé à Doublonville, il a été capturé pour combattre dans les arènes, où il ne rencontra que la défaite : gravement blessé, il s'en remit et fut engagé par ce trafiquant pour garder son repaire.

-Je vois. Que vas-tu faire maintenant ?

-Il regrette et s'excuse de s'être laissé embrigader là-dedans… et il va essayer de s'en sortir dans la nature, maintenant qu'il est libre. Il nous dit « au revo…

-Attends !


Déborah sortit sur la terrasse et se pencha pour regarder les jambes du pokémon de plus près. M'approchant aussi, je vis de larges fissures dans la peau métallique de ce dernier.

-T'as vu dans quel état sont tes jambes ? Tu peux pas courir avec ça, hein ?

Le cizayox se retourna alors et s'éloigna dans le jardin. En boitant.

-Attends ! Tu peux rester avec moi, tu sais !

Il s'arrêta net et se retourna, avant de parler.

-Il dit qu'il ne te mérite pas, et qu'il ne fait qu'encombrer les dresseurs qui le prennent avec eux.

-Mais… mais j'en ai rien à foutre de ta force ou quoi, fais pas le con, tu vas crever dans la nature ! Même si c'est temporaire, reste ici. Cela ne me dérange pas que tu restes. Je n'ai attrapé aucun de mes pokémons tu sais. Et j'en ai relâché aucun parce qu'il était trop faible ou quoi. Ce qui compte, c'est qu'ils se comportent bien. Comme les humains. Et tu fais partie de cette catégorie, visiblement.


Après un instant, il revint vers nous.

-Il dit qu'il te remercie, et que son nom est Yinvar.




Julie

-Allez, Alicène, marche un peu plus vite !

-Oui, désolée…


Nous étions en train de parcourir la route 36, alors que le soleil brillait dans le ciel : il était bientôt 10h, et le réveil avait été plutôt difficile. J'étais cependant enjouée d'apprendre que mon frère et ses amis avaient ramené Élude, tous sains et saufs. Mon amie aux cheveux violets était cependant un peu à la traîne,et je devais l'attendre de temps à autre. Après quelques minutes, elle tira un petit peu sur ma manche, un peu essoufflée.

-T-tu veux pas faire une pause s'il te plaît?

-Si tu y tiens… hé, mais c'est les Ruines Alpha là-bas ?

-Euh…


En nous approchant, je vis que c'était le cas.

-Julie…

-Oui ?

-On y va ?




Après avoir acquiescé, je marchai à ses côtés sur les pavés de ces ruines. Sans dire un seul mot, nous visitâmes cet endroit ancien et paisible. Au bout d'un moment, j'eus comme une absence… et je me rendis compte qu'Alicène avait disparu.

-Que… Alicène ? T'es où ?

Pas de réponse. Voyant un bâtiment dont l'entrée n'était pas condamnée juste à ma gauche, j'y pénétrai pour voir si elle s'y trouvait. La pièce était vide… enfin, jusqu'à ce que des zarbis m'entourent. Que me voulaient-ils ? De toute manière, ils ne répondraient sans doute pas à mes questions, comme l'autre fois.

-Vous n'avez pas vu mon amie ?

Comme l'autre fois, ils se réarrangèrent pour écrire un mot.

AMIE ?

-La fille aux cheveux violets, euh… bon, laissez tomber. Je…

Ils m'offraient une deuxième chance. Je ne pouvais quand même pas laisser passer ça.

-Je dois aller la chercher, mais, je voulais savoir quelque chose avant…

NOUS LE SAVONS

Ils lisaient encore dans mes pensées. J'aimais vraiment pas ça, mais bon…

-Je souhaite savoir ce qu'il advient des spectres lorsqu'ils meurent.

NAISSANCE

Pendant un instant, je pensais qu'il se moquaient encore de moi. Mais je compris assez vite en me rappelant ce que j'avais lu aux ruines de Bonville . Cependant, cela me donnait le vertige… Que les être vivants deviennent des spectres à leur mort, et vice-versa.

-Il y aurait donc… une sorte d'équilibre qui régit cela ? Qui mettrait fin à la vie des spectres lorsqu'une naissance approche ?

A VOUS DE LE DECOUVRIR

Avant même qu je puisse répondre, ma vue se brouilla, et j'entendis un son très désagréable qui prenait en intensité, dans ma tête, accompagné d'une légère douleur. Quand je rouvris les yeux, je voyais le visage d'Alicène tout près du mien, qui affichait un air inquiet. Elle était en train de me secouer.

-Julie, ça va ? Réponds !

-Oui, j'ai… juste eu un mal de tête. Je dors pas assez, ça doit être ça…


Je me relevai avec son aide. Elle me tenait le bras et regardait ailleurs.

-Désolée de m'être éloignée.

-C'est rien.


On aurait dit une enfant qui venait de commettre une bêtise. J'étais encore un peu abasourdie à cause de mon mal de crâne, mais aussi de ce que je venais d'apprendre…

Il nous faudra démontrer qu'il y a un équilibre, s'il y en a un.

Fin du premier acte.




Voilà j'espère que ça vous a plu. Je pars en vacances du 15 au 22 donc faudra attendre un peu pour la suite, mais peu après mon retour vous aurez le début de l'acte 2 o/

_____________________________________________

Ces Pokémons cachent des secrets, clique sur eux !


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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Dim 23 Aoû - 11:47

OMFG ranyel, j'avais loupé les 3 derniers chapitres (entre autres parce que je suis beaucoup partit), ils sont géniaux ♥

Aucun mots ne sauraient décrire ce que j'ai ressentit pour la dernière partie, avec les Ruines Alpha. J'adore ALicène et Julie.
J'adore les Zarbi.
J'adore cette musique.
ET CETTE PHRASE PUTAIN. "Il nous faudra démontrer qu'il y a un équilibre, s'il y en a un."

Bref, du très très bon travail, je t'aime fort, continue comme ça surtout ♥

_____________________________________________

Tout est relatif sauf ce qui ne l'est pas

Je ne jures que par trois choses.
La Folie                                                          La Dépression


et la manière incroyable qu'on a de pouvoir se foutre de ce qui ne nous intéresse pas


 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Mer 26 Aoû - 16:34

Merci beaucoup pour ce commentaire, ça me touche

J'avais d'ailleurs peur que les histoires avec Julie ennuient les gens, mais j'ai parlé avec quelques lecteurs et visiblement ce perso est apprécié

La suite, bonne lecture



Acte II
Chapitre 14



Néval

Bon sang, ça ressemblait vraiment à rien. Écrire par psychokinésie, c'était pas facile. Le crayon arrêtait pas de se barrer dans tous les sens. En fait, je me faisais vraiment chier, là. Mais bon, on attendait Julie et Lucas depuis un moment déjà. Alicène… ce prénom, bon…. Alice, et Déborah, étaient en train de discuter, assises sur le canapé du salon, alors que Nouche dormait à coté de moi, et que Sophiane… euh, ben elle était partie quelque part… enfin bref. Cela faisait maintenant un mois que nous étions revenus de notre voyage, avec Alice : après des présentations un peu maladroites, on nous avait raconté ce qu'il s'était passé en notre absence. Au moins, ils se sont amusés, alors que moi je me coltinais l'autre con de magirêve… Mais bon, on avait fait connaissance d'une fille assez marrante qui logeait maintenant chez nous, et elle me prenait au sérieux, elle, au moins. Comme tous les spectres, les mélancolux devraient être craints !



J'essayai à nouveau d'écrire une lettre quand le crayon devint complètement hors de contrôle et partit derrière moi. Bon, tant pis. Autant écouter la conversation des deux humaines. Chose assez drôle, Alice avait l'air assez mal à l'aise en présence de la sportive, qui semblait l'intimider quelque peu. Pourtant, ce n'était pas faute de faire des efforts : Déborah la ménageait vraiment. Les deux ne s'étaient pas beaucoup parlé, à cause des cours, et c'était la première fois qu'elles étaient seules ensemble.

-… et donc tu n'as pas besoin de donner des ordres à tes pokémons en combat ?

La fille pâle, assise droite comme un i sur le canapé, les mains sur les genoux, bredouilla une réponse affirmative. Cela contrastait vraiment avec son interlocutrice, avachie, qui lisait le programme TV.

-Et sans télépathie… C'est impressionnant. Les combats doivent être facile pour vous, non ?

-Hum… P-pas vraiment, en fait, mes pokémons… ne sont pas t-très forts.

-Ah. Ça va ? Tu n'as pas l'air très en forme.

-Euh… On me dit souvent ça, mais je suis toujours comme ça. Et puis, euh... tu me rap-pelles quelqu'un qui... qui n'était pas très sympa au collège… D-désolée.

-Euh… Ah, tu sais, je suis pas une brute hein, t'inquiètes pas. Je vais pas te manger !


Malgré un sourire qui se voulait rassurant de sa part, Alice ne semblait pas vraiment convaincue par ces propos. Tout à coup, je me rendis compte que Nouche était juste derrière moi, à regarder la feuille posée par terre.



-C'est à toi ce crayon ?

Ah merde, il a dû lui tomber dessus et la réveiller.

-Ah oui, euh désolé…

-Ce n'est pas grave. Qu'est-ce que tu essayes d'écrire ?

- « Dégage le vieux ». Je voulais accrocher ça à la porte d'entrée, mais j'arrive pas à écrire.

-Tu devrais peut-être trouver d'autres passe-temps que d'embêter Lambel, je pense…

-De quoi je me mêle ?


Le mentali resta silencieux. Alors que je continuais mes tentatives d'écriture, il reprit la parole :

-As-tu déjà songé à évoluer ? Cela fait déjà un moment que tu n'as pas progressé en terme de psychokinésie, alors…

Oh non. Encore cette histoire.

-Non, je ne veux pas. J'ai pas envie de ressembler à un gros lustre dégueulasse, et je suis très bien comme ça. Contrairement à vous, je ne suis pas toujours en quête de puissance…

L'essentiel de ce que je disais était vrai. De plus, je m'étais déjà braqué quelques fois avec Julie à ce sujet, et surtout avec Lambel, qui avait un espèce de complexe de supériorité débile. Je savais bien qu'il  était plus puissant que moi, et qu'évoluer pourrait me permettre d'éventuellement le dépasser, mais si pour cela je dois sacrifier mon joli minois, ça ne vaut clairement pas le coup. Déborah, qui avait écouté notre conversation, nous posa alors une question :

-Quel âge a Lambel, déjà ?

-C'est le pokémon qu'a reçu la grand-mère de Lucas pour ses 10 ans… Donc 68 ans, je crois.


La réponse de Nouche eut l'air d'intéresser Alice.

-C'est une tradition dans votre famille ?

J'allais répondre, quand je me dis alors que le mentali l'expliquerait certainement mieux que moi.

-Oui. Dans la famille Dénamien, chaque enfant, à ses 10 ans, en reçoit un, généralement un spectre, ou alors doté de pouvoirs psychiques : il est censé l'accompagner toute sa vie, et le protéger alors que l'enfant doit apprendre à s'en occuper. Je suis moi-même le compagnon de Lucas, et Sophiane était celui de sa mère. Quant à Julie, elle a reçu Néval à ses 10 ans, alors qu'il n'était qu'un petit funécire.

-C'est d'ailleurs comme ça que j'ai connu Lucas : nos parents nous avaient emmenés choisir un évoli chacun, parmi des bébés pokémons distribués au Centre. Élude et Nouche sont donc sœurs !


Nouche acquiesça silencieusement, alors qu'Alice ponctua la fin de l'échange d'un petit «D'accord. » avant de se remettre à jouer avec ses mains, comme à chaque fois qu'elle ne savait pas quoi en faire.

-Pourquoi tu ne demandes pas à Sophiane d'écrire ? Elle est excellente pour ça.

-Elle n'accepterait jamais ! Je te rappelle que c'est son mari, hein !

-Ils ne sont pas mariés…

-Ouais, mais ils ont eu un gosse ensemble ! Et… ben quoi ?


Mon interlocutrice regardait bizarrement derrière moi. En me retournant, je vis Sophiane, qui me surplombait d'une manière assez imposante. Elle m'attrapa par le bras et me secoua dans tous les sens. Elle profitait de sa grande taille, quelle honte !

-Combien de fois devrais-je te le répéter, lanterne au rabais ! Lambel n'est pas mon mari, et laisse Priam en dehors de tes débilités !

Une fois reposé à terre, et un peu sujet au tournis, je vis le petit Tarsal me regarder d'un air curieux. Il s'avança alors vers moi avant de communiquer par télépathie l'un des seuls mots qu'il connaissait :

-Lanterne ?

-Je suis pas une lanterne, mais un mélancolux, et mon nom est Néval ! Retenez-le bien, il sera gravé dans l'histoire tôt ou tard !

-Pourquoi on aurait besoin de le retenir si tu deviens célèbre ? Idiot.


Ah, ils étaient revenus, je n'avais pas entendu la porte d'entrée s'ouvrir. Je n'avais même pas besoin de me retourner pour savoir qui avait dit ça : ça ne pouvait être que le triste sire, Lambel.

-Ne commencez pas, vous deux. Salut, Déborah !

-Yo !


Pendant que les salutations et autres politesses s’échangeaient, Le magirêve se glissa à coté de moi avant de ricaner devant le travail que j'avais essayé d'accomplir, qui se résumait en fait à un bon gros gribouillis dégueulasse.

-Il semblerait que la glorieuse lanterne a rencontré quelques troubles à exprimer ses pensées, sans doute très intéressantes…

-Va te faire foutre, espèce de vieux drap déchiré !

-Hé vous deux, regardez par là.


Julie nous regardait d'un air sévère, en faisant s'entrechoquer deux pokéballs entre elles : c'étaient les nôtres. Bon, au moins, le message était clair. Alors que les humains s'asseyaient autour de la table basse, j'entrepris de chiffonner la feuille devant moi, prévoyant de la brûler plus tard, dehors car Julie ne voulait pas que j'enflamme des choses à l'intérieur.



-Bien. Maintenant que c'est calme, on va rentrer dans le vif du sujet : depuis que les cours sont finis, Lucas et moi, on compte se consacrer à nos recherches à plein temps. Enfin, nos recherches… ils nous faut des preuves, par rapport à une théorie possible, dont nous parlerons plus tard. Le truc, c'est que c'est des preuves assez difficiles à trouver, et nous ne pouvons le faire nous-même, malgré les moyens dont nous disposons : il faudrait recenser les spectres présents sur Terre, et ce depuis plusieurs années afin de comparer avec les événements démographiques de ces dernières décennies.

La sportive siffla.

-Ouah, j'ai loupé un épisode, là. C'est balèze ce que vous cherchez. Personne n'a fait ce genre de mesure j'imagine ?

-Hé bien… on pensait ça, jusqu'à ce qu'on tombe sur un vieil article qui parlait d'un spectrologue réputé d'Hoenn, qui avait travaillé pour Sylphe par le passé. Il mentionnait notamment des travaux sur le recensement des spectres. Cependant, malgré tous les articles et interviews qui consacrés à cet homme, c'est le seul qui évoque cette fameuse mesure. Donc on ne sait pas trop si ces travaux ont réellement été mis en place. N'ayant pas vraiment d'autre piste, on comptait, Lucas et moi, se rendre à Hoenn pour tirer ça au clair. Alicène est partante pour venir avec nous, et on voulait savoir si tu voulais venir également Déborah.

-Ben ça me va, ouais. J'y suis jamais allée, et puis je me ferais chier sans vous, donc je viens ! Vous avez proposé à Will' ?

-Oui, mais il préfère rester ici pour faire ses trucs de politicien, et passer un peu de temps avec sa copine. En plus, il va encore se rendre à Ébenelle prochainement. Enfin bref, il est occupé en ce moment.

-Dommage. Le départ est prévu quand ?

-Dans 3 jours. On partira dans la soirée, à bord d'un avion.

-Ok. Bon j'en parlerais avec mes pokémons. Peut-être qu'ils ne veulent pas tous venir. Mais sinon, ça me plaît comme idée.


Alice, qui était restée silencieuse jusque là, poussa un très léger soupir. Ces derniers jours, Lucas et Julie avaient discuté avec elle à propos du fait d'inviter Déborah à ce voyage, et l'idée n'avait pas l'air de lui plaire. Mais devant le manque d'arguments qu'elle avait à opposer à celle-ci, ils avaient finalement décidé de l'inviter quand même. Après cela, Sophiane annonça qu'il était temps de fêter le deuxième anniversaire du jeune tarsal. Lucas se leva alors et déclara qu'il était temps de préparer à manger, avant de s’engouffrer dans la cuisine tel un chef. En me retournant, je vis l'absol de la famille, qui après m'avoir jeté un rapide coup d’œil, fixait intensément la jeune fille aux cheveux violets. Cette dernière se rendit compte au bout de quelques instants que Kerne la regardait, et s'en approcha pour la caresser, mais le pokémon partit se réfugier dans la cuisine, sans doute auprès de Lucas. Il était connu pour être assez timide, voire taciturne, mais cela faisait quand même un mois qu'elle vivait avec nous...

-On peut pas avoir la côte avec tout le monde, jeune sorcière !

-...Ne dis pas ça, Néval, je m'entends bi… bien surtout avec les spectres, pour les autres c'est euh… p-pas trop ça. Et arrête de m'appeler sorcière...

-Rooh, mais je te taquine ! T'as un look marrant, c'est tout ! Bien plus stylé que la mode actuelle, si tu veux mon avis.


Bon, sa robe de grand-mère aux couleurs sombres faisait un peu vieux jeu, c'est sûr. Mais c'était la classe quand même ! Déborah sembla avoir réalisé quelque chose et demanda, un peu à la manière d'un enfant qui pose une question gênante à ses parents :

-Hey ! Comment les pokémons spectres font pour avoir des enfants ? Si j'ai bien suivi vos travaux, les spectres sont comme les réincarnations des être vivants lorsqu'ils meurent, non ? Donc les spectres ont envie de se reproduire quand quelqu'un va bientôt mourir, ou quoi ? C'est glauque !

Julie rit un peu avant de lui expliquer le pourquoi du comment, alors que Lambel semblait plus blasé que jamais.

-En fait, puisqu'on ne sait pas à quel moment précisément un pokémon se dote d'une conscience, quand il est au stade d’œuf… les quelques études menées là-dessus n'écartent pas la possibilité qu'il y ai une fenêtre de temps, le temps que l'oeuf met à éclore, durant laquelle une âme d'un humain, ou d'un pokémon, mort met à intégrer le « bébé » spectre. Cependant, il faudrait alors que le nombre de naissances de spectres soit en rapport avec le nombre d'être vivants qui meurent, en une période donnée : on dispose de peu d'informations sur le sujet, malheureusement… Mais bon, comme tu vois, c'est une hypothèse sérieuse. Il y aurait aussi des spectres qui apparaissent spontanément, sans sortir d'un œuf, mais ça n'a pas encore été prouvé.

L'air dubitative, Déborah se contenta de hocher de la tête, d'un air pas si convaincu.

-Après, c'est vrai que les mécaniques de la reproduction chez les pokémons sont très étranges, et que cela semble invraisemblable que des êtres aussi éloignés biologiquement parlant, tels que les spectres, puissent se reproduire avec les vivants.

Après cette dernière phrase de Julie, la fille aux cheveux rouges prit Priam sur ses genoux, le regardant d'un air étrange.




Lambel



Bien plus tard dans la soirée, après un repas sans histoire, Sophiane, notre fils et moi-même étions dehors, en train d'admirer la lune ensemble. J'étais content de voir qu'il avait bien grandi, même si ça me chagrinait un peu de ne pas avoir eu tant l'occasion de le voir ces derniers temps. Bien évidemment, le gardevoir avait remarqué que j'étais un peu mélancolique.

-Qu'y a t-il, Lambel ?

-Je… Le temps passe trop vite à mon goût. Priam a grandi sans que je m'en aperçoive, et Lucas et Julie… sont déjà adultes. Je n'arrive pas à m'y faire.

-Je comprends.


Elle posa sa main droite sur le lambeau de tissu, que l'on pouvait désigner comme étant mon bras. Sa main gauche, elle tenait le Priam pour l'aider à marcher.

-Je suis aussi un peu fatigué de tout ceci, pourtant, on peut pas dire qu'il y ai vraiment une routine, enfin si on oublie ces disputes avec Néval, dont je me passerais bien…

-C'est vrai qu'il exagère vraiment, à la fin. En plus, Julie ne cherche même pas à te défendre.

-Bah. Elle ne m'aurait jamais enfermé dans ma pokéball, tu sais. Je suis comme un père pour elle, au même titre que tu as agi comme une mère pour Lucas. C'est peut-être justement pour ça que je commence à déprimer, à les voir devenir adultes. Enfin…

-…Il y a un autre problème, n'est-ce pas ?


On ne peut vraiment rien lui cacher. Je n'aimais pas vraiment lorsqu'elle lisait mes sentiments, mais bon, je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, elle qui était si curieuse.

-En effet. J'ai peur d'être plus faible qu'avant. Je n'ai pas réussi à protéger Julie l'autre jour, face à ce feunard : je suis pourtant sûr que j'en aurais été capable avant.

-Tu penses que... tu commences à « vieillir » ?

-Je ne sais pas. J'espère que c'est juste une impression.


Un silence arriva, comme à chaque fois qu'on en venait à parler de mon âge. Les pokémons, et surtout les spectres, n'étaient pas aussi accablés par la vieillesse que les humains, mais il fallait bien avouer que 68 ans, ça n'était pas rien, même pour un magirêve.

-Enfin, changeons de sujet. J'espère que ce voyage va bien se passer… Qui gardera Priam ? William ?

-En effet. Ils s'apprécient beaucoup, et d'ailleurs il me demande souvent des nouvelles de lui. Il sera entre de bonne mains.

-Je veux bien te croire.


Le tarsal se tourna alors vers nous, avant de prononcer le nom de l'humain dont nous venions de parler. Le prenant dans ses bras, Sophiane me sourit.

-C'est l'un des trois seuls noms qu'il arrive à dire, avec les nôtres. Enfin, si on oublie « Lanterne »… C'est dire à quel point il apprécie William.

Priam tendit alors les bras vers moi. Même si je n'étais pas très friand de ce genre d'embrassade, je ne pouvais pas décemment leur refuser une étreinte, en l'un de ces rares moments où je pouvais profiter d'eux, et les enveloppai de mes bras de tissu.

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Iggy Spring 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Ven 28 Aoû - 16:20

J'ai beaucoup aimer ce chapitre, il est très calme, très reposant :)

C'est d'ailleurs quelque chose que j'adore avec ton style d'écriture, c'est qu'on se sent à l'aise, on se sent tranquille, c'est relativement reposant, même dans les scènes d'action, on ne se sent pas du tout "agressé" par le texte (enfin, c'est une manière de dire quoi ^^), on sent les personnages évoluer à leur rythme c:

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LucAaron 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Lun 31 Aoû - 22:24

.........Wow...........
Attends, laisse mes neurones se remettre en place... Voilà.

Ta fic' est juste géniale. Je veux dire, il y a bien des erreurs ponctuelles (fautes d'orthographes, premières lettres des noms des pkmns qui ne sont pas en majuscules, phrases des pkmns psy qui ne sont pas en italique (notamment lorsque Sophiane et Lucas se battent contre Scalproie), etc), dont il serait sympa que tu prenne un peu de temps pour les corriger, mais t'écris quand même vachement bien et l'univers de ta fanfiction est superbe.

Quant au scénario, c'est un peu plus complexe : j'avais peur de celui-ci pendant les deux premiers chapitres. Et bien que la ligne directrice soit bien celle que je redoutais, tu penses à rajouter plusieurs autres histoires, ce qui me donne l'impression que la ligne directrice est une histoire secondaire. Et franchement, j'apprécie.

Pour les musiques, j'ai lu ta fic' alors que je n'avais pas encore de compte, ce qui signifie :
- que j'ai en partie créé mon compte pour t'encourager à continuer ta fic' (en partie, hein, 'faut pas déconner, non plus) ;
- que j'ai lu tes 14 chap. sans musique.
Ceci dit, l'idée d'écouter de la musique en lisant ne m'emballait pas (et ne m'emballe toujours pas), je préfère essayer d'entrer dans l'univers qu'avec le texte (ce que j'ai fait avec brio, tu peux te féliciter). Du coup, d'un, je vais continuer comme ça, et de deux, je ne peux pas te donner mon avis sur le choix des musiques et sur la sensation que ça apporte.

Et une erreur un peu plus sérieuse que les autres, au moment où Alicène sauve Julie du Feunard : "Peu de temps après, je m'étais relevée, et je voyais plusieurs pokémons spectre qui encerclaient le feunard. : un spectrum, [...]. Elle me tendit la main pour m'aider à me relever, [...]"
Alicène aide Julie à se lever alors qu'elle est déjà debout ?! Pourquoi pas...
Et j'en profite pour rajouter que j'ai mis en avant un point de trop dans la citation, qui est à corriger ; à toi de le trouver, ça ne devrait pas être difficile.

Un dernier truc : dans le chap. 14, quand Néval dit : "On peut pas avoir la côte avec tout le monde, jeune sorcière !", il parle à Kerne ou à Alice ? Je n'arrive pas à savoir.

Voilà, je crois que c'est tout (hum, hum). A plus !
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Ranyel 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Mar 1 Sep - 19:10

Merci pour vos avis

Je suppose que tu es Fiendish Chain sur le serveur SD, LucAaron ?
Les minuscules pour les noms des Pokémon c'est intentionnel, c'est juste que je ne veux pas surcharger le texte en majuscules, pour laisser ça aux noms propres. Donc comme on dirait un chien, je dit un absol.
Je corrigerais pas toutes les fautes, j'ai déjà effectué quelques passages, mais malheureusement, il en restera toujours... merci d'avoir signalé les deux phrases qui n'étaient pas en italiques. Attention en revanche, il arrive que les Pokémon Psy parlent en langage Pokémon lorsqu'ils ne sont pas en présence d'humain, par conséquent ça ne sera pas en italique !

Je sais pas réellement pourquoi tu as peur de la ligne directrice, ni ce que tu considère comme étant celle-ci, mais bon, nous verrons
Je suis content que la narration ait suffi pour que tu sois plongé dedans, sans les musiques, pour tout t'avouer.

Oui c'était un gros fail pour Julie et le Feunard xD je vais corriger ça tout de suite
Et Néval s'adressait bien à Alicène, qui n'a pas su approcher Kerne.

Voici la suite, bonne lecture !



Chapitre 15


Alicène



Il était bientôt midi : nous venions de monter dans l'avion. J'étais assise à coté de Julie, coté hublot, alors que Déborah et Lucas étaient juste devant nous. Je devais sans doute sembler un peu nerveuse, puisque ma voisine, gentille comme à son habitude, me regardait d'un air qui se voulait rassurant.

-T'inquiètes pas, ça va durer qu'une heure. Vu que c'est ton premier vol, tu pourras profiter de la vue !

Á vrai dire, je ne savais pas trop si regarder le ciel allait me rassurer. De toute façon, l'avion n'était pas encore parti, alors tout ce que je voyais, c'était du goudron. Au moins, les sièges étaient confortables.

-Ça n'avait pas l'air d'aller tout à l'heure. Les aéroports, c'est pas vraiment plaisant comme endroit, hein ? Avec tout ce monde…

Oui, ça avait vraiment été un calvaire pour moi. En plus, il y avait tant de gens qui m'avaient fixé d'un air bizarre...

-Oui… En plus, tous ces contrôles étaient assez d-dérangeants…

Lucas réagit à ce que je venais de dire.

-Ouais, ils sont un peu sur les nerfs en ce moment. Avec la saisie d'armes à feu dans les souterrains, ils ont renforcé la sécurité aux aéroports. C'est assez rare dans notre pays, donc c'est plutôt inquiétant que des criminels de bas étage aient pu s'en procurer, comme ça…

Je vois ce qu'il voulait dire. J'avais lu dans un livre que notre pays n'avait jamais eu besoin de produire de telles armes car les pokémons les surpassaient. Ce n'était cependant pas le cas de certaines contrées, dépourvues d'espèces puissantes, voire de pokémons tout court, et qui avaient donc besoin d'armement pour rivaliser avec la puissance des autres pays. Néanmoins, les armes à feu sont bien plus indiquées pour les personnes n'ayant pas envie de perdre du temps à dresser un pokémon, ou qui n'en veulent pas. Déborah se joignit alors à la conversation.

-Elles proviennent toutes de l'exportation normalement, donc ça a du sens d'augmenter les contrôles de sécurité. Seule l'armée est censée pouvoir posséder des armes sur le territoire, c'est pour ça que j'étais très surprise de voir que la fille que j'avais combattue avait une mitraillette. Si j'avais pas eu le réflexe de la désarmer...

Le silence revint. La fille aux cheveux rouges, qui s'était tournée pour nous parler, avait brièvement croisé son regard avec le mien. J'étais toujours assez gênée en sa présence, malgré tout le bien que Julie et Lucas m'avait dit d'elle, et le fait qu'elle se comporte gentiment avec moi. Cela devait être dû au fait qu'elle était peut-être trop vive et extravertie pour moi, pas assez calme… J'espérais que le voyage allait bien se passer malgré tout.

Discuter avec Julie était une de mes activités favorites, avec lire et jouer avec les spectres. J'aimais sa manière de voir les choses, et elle essayait toujours de me comprendre. Depuis que nous nous étions rencontrés, j'avais appris à l'apprécier. Cela faisait si longtemps que je ne m'étais pas senti comme ça avec quelqu'un. En fait, je me demandais même si ce n'était pas la première fois...

-Julie, euh… Je n'ai pas vu Anne hier soir…. Ni à l'anniversaire de P-Priam, d'ailleurs… euh…

-Ah, ça. Il va falloir t'habituer à ça : elle passe la plus grande partie de son temps là-dedans.


Elle donna quelques tapes légères sur un de ses bracelets.

-Anne est quelqu'un de, euh… comment dire ? Pas très actif. Elle ne parle pas beaucoup, ne fait pas grand-chose. Elle déteste se battre et n'est pas très forte de toute façon. On pourrait comparer ça avec quelqu'un de très mou, qui dort presque tout le temps.

Ce spectre était pour le moins étrange… c'était dommage, mais bon, je profiterais des rares moments où elle sera dehors pour lui parler dans ce cas.

-Mais bon, elle a d'autres forces. Anne a une très bonne perception des spectres, et voit beaucoup de choses que nous ne voyions pas.

Ah, c'était peut-être la raison pour laquelle elle me dévisageait parfois.

-J-je vois. Ah, et…

L'hôtesse me coupa la parole, commençant à énumérer les consignes de sécurité ; nous allions bientôt décoller. Encore un peu inquiète, je serrais mon livre assez fort pour pas que ma voisine remarque que je tremble. Cependant, une main se posa sur la mienne. Sa propriétaire me faisait un sourire radieux.




Landry



Une fois arrivée derrière la maison, je m'assurais que celle-ci était bel et bien inoccupée. On m'avait informé qu'ils étaient partis quelque part, mais bon, on ne sait jamais. N'ayant rien trouvé d'intéressant à l'endroit où vivait la fille qui m'avait dérouillé à part la confirmation qu'il s'agissait bien des personnes que j'avais vues dans les souterrains, je m'étais rendue chez son ami : je devais absolument savoir qui ils étaient, et pourquoi ils étaient venues foutre la merde au stade.

Une fois la serrure de la porte donnant sur le jardin crochetée, je me trouvais dans ce qui semblait être la buanderie, puis un peu plus tard dans le salon. Il y avait beaucoup d'étagères, toutes remplies de livres…. Chercher des informations dans cette pièce ne me semblait pas être une bonne idée. De toute façon, fouiller les chambres me sera certainement plus utile. En montant les marches, je me disais que cette intrusion me rappelait la dernière mission d'infiltration que j'avais faite, lorsque j'étais encore en service. Ça faisait un moment, déjà… J'avais pourtant effectué ce genre de chose depuis que j'avais quitté l'armée, alors pourquoi cette maison me faisait cette impression ? Peut-être la configuration des lieux… ou le fait de ne pas avoir mon masque, qui était brisé, mais une casquette et un foulard.

Il y avait plusieurs portes : après avoir refermé celles de la salle de bain, et de qui semblait être une chambre d'amis qui ne comportait pas beaucoup d'affaires personnelles, j'arrivai dans un bureau. La pièce était remplie de plusieurs étagères remplies elles aussi de livres, et de deux secrétaires, l'un étant plutôt bien rangé, et l'autre parsemé de notes et de carnets, le tout recouvrant un ordinateur portable. Bon… autant commencer par là.

En parcourant ces documents, je ne compris pas tout de suite de quoi ils parlaient… Non ils n'étaient pas codés, il évoquaient des recherches…

… sur les spectres ?

C'était vraiment étonnant… Quand j'étais petite, j'avais une passion pour les spectres, et que je voulais être chercheuse… La coïncidence était pour le moins amusante. C'était des jeunes, mais ils avaient l'air de prendre ça au sérieux. Ah, mais je venais de réaliser… Dénamien, c'était le nom de ce couple de chercheurs, dont la femme était morte dans un mystérieux accident… Mais ils vivaient en dehors de la ville, il me semble.

Je remis le bureau dans l'état dans lequel il était. Au moment où j'allais quitter la pièce, je vis quelque chose sur l'autre meuble, qui était bien plus rangé. Il y avait des photos accrochées au-dessus de celui-ci, dont celui d'une fille aux cheveux rouges, qui souriait à l'objectif : c'était bel et bien celle qui m'avait battue. Oh, peut-être que ce garçon en pinçait pour elle… Pas un mauvais choix, j'imagine. En la regardant de plus près, je vis un pokémon dans ses bras. Ah, mais c'était le fameux martiali ! C'était donc vraiment elle sa propriétaire, j'avais enfin la confirmation qu'ils étaient venus pour ça.

Je me rendis compte à quel point j'avais fait fausse route. Je m'attendais à ce que personnes travaillaient pour le compte d'un des gangs rivaux des souterrains, mais cela n'avait rien à voir avec ça ! Dire que j'avais brandi mon arme sur l'un de leurs pokémons… Au moins la patronne sera contente d'apprendre qu'on a pas de problème avec des connards.

Bon, je ne savais pas vraiment quoi faire. J'aurais bien foutu le feu à cette baraque si ça avait été des membres d'un autre gang, mais c'étaient juste des gosses qu'étaient venus récupérer leur pokémon. Je saisis alors une feuille et me contentai d'écrire : «Ne remettez jamais les pieds dans les souterrains. Nous sommes cléments pour cette fois, mais n'abusez pas. ».

Une fois à l'extérieur, je sortis mon téléphone et appelai la patronne.

-Allô ?

-Landry au rapport.

-Ah, vous avez donc enquêté. Alors ?

-J'ai rien trouvé de concret chez la fille. Mais chez le gars, j'ai découvert que c'était juste des jeunes qui avaient voulu récupérer un de leurs pokémons. Ils ont aucun liens avec les gangs. J'ai tout de même laissé un petit message, pour les dissuader de revenir.

-Parfait. Vous savez, je trouve que vous êtes bien plus taillée pour ce genre de boulot. Vous vous faites chier en vous occupant de l'arène, non ? Êtes-vous sûre que vous ne préféreriez pas travailler à mes cotés ?

-Je le suis. Désolée, patronne. Si vous l'ordonnez, je le ferais, mais je préfère 10 fois mon boulot actuel, même si implique de se faire humilier par des gamins.

-C'est dommage. Mais bon, on a déjà eu cette discussion pas mal de fois. C'est votre choix. Bon, j'ai un rendez-vous qui m'attend, alors je vais devoir vous laisser.

-Au revoir, patronne.


Elle avait déjà raccrochée. Encore une de ces propositions… J'avais pourtant l'impression d'avoir été claire à ce sujet. Penser que je voudrais prendre part à ce genre de choses… Elle savait bien mon point de vue sur la question. Je ne lui avait pas parlé des recherches de ces gamins, et pour cause : tout comme lorsque je lui avais fait part de mon intérêt pour les spectres, elle ne l'aurait pas compris, et se serait contentée d'exprimer son dégoût pour ces entités, tout comme elle le faisait en prenant part à ce « projet »…

J'étais résolument contre celui-ci, mais je devais lui rester loyale, au moins pour ce qu'elle avait fait pour moi, et donc fermer les yeux sur ce qui était susceptible de se produire dans les mois à venir.

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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Sam 12 Sep - 16:20

Désolé, ça arrive un peu en retard mais bon je pense qu'il faudra s'attendre à un peu plus d'une semaine entre chaque chapitre à présent, car je reprends les études.

Bonne lecture !



Chapitre 16


Lucas



Enfin arrivés dans la suite à deux chambres que nous avions commandé à l'hôtel d'Algatia, je décidai d'enfin laisser sortir mes compagnons de leurs pokéballs après plusieurs heures d'enfermement, imité par Déborah peu après. Les spectres de Julie restèrent quant à eux dans leurs bracelets, et Alicène était allongé sur le lit d'une des chambres, face à la couverture. Ses spectres à elle ne sortaient presque jamais : elle disait qu'ils préféraient rester en elle, qu'ils s'y sentaient beaucoup plus en sécurité. Bien que cela paraissait très étrange, les quelques fois où j'ai parlé avec eux m'ont convaincu que c'était vrai. Mon amie aux cheveux rouges, qui était en train de s'étirer, amena une question qui méritait effectivement d'être posée :

-Hum… Alors il y a deux chambres, trois filles et un gars… qui dort avec Lucas ?

Un instant de silence et de regards mi-amusés mi-gênés entre ma sœur, moi et Déborah passa, avant que Julie n'agite sa main vers Alicène, qui ne nous voyait pas, ce qui fit rire la sportive. Effectivement, la jeune fille aux cheveux violets était plutôt timide et préférerait sans doute dormir avec ma sœur qu'avec nous.

-Bon, j'espère que tu prendras pas trop de place !

-Pff, t'es plus grande que moi. En plus, je me rappelle qu'une fois tu m'avais poussé hors du lit car tu bougeais dans ton sommeil, alors bon…


Elle me jeta un regard défiant.

-Si tu veux, comme cette fameuse fois, on se battra pour le meilleur oreiller aussi…

-Euh… Je préfère éviter.


Sans exagérer, je ne pensais pas que ce lit supporterait que l'on se batte dessus aussi violemment que lorsque nous étions plus jeunes. Le gardevoir, après avoir parlé avec Nouche sans que je ne puisse comprendre ce qu'elles se disaient, s'adressa alors à nous.

-Quel dommage qu'ils n'acceptent pas que les pokémons dorment sur leur lit ici, on va devoir passer la nuit dans nos pokéballs. J'aurais bien aimé profiter d'un bon matelas, moi…

-Je ne sais pas si tu devrais, il n'y a rien d'agréable à se faire écraser par Déborah la nuit, tu sais…

-Ferme-là ! Bon au fait, on est venus faire quoi, concrètement, Julie ?


La concernée leva la tête de sa valise avant de répondre.

-Cynthia va bientôt venir nous voir. Elle va nous arranger un rendez-vous avec un des cadres de Sylphe, l'entreprise où a travaillé le scientifique dont je parlais l'autre jour, qui s'appelle David Guéranel.

Quelques heures plus tard, nous étions toujours dans la chambre en train d'attendre l'invitée. Pendant ce temps, j'avais décidé de prendre une douche, et je venais de me sécher et de m'habiller. En me regardant dans le miroir, je constatai que j'avais quelque peu changé ; je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à ce que Déborah s'adonne à l'une de ses passe-temps préférées : palper les muscles des gens pour en évaluer la puissance. Elle avait d'ailleurs essayé avec Alicène il y a quelques jours, ce qui l'avait fait s'enfuir. En me tâtant les bras hier, elle m'avait félicité en déclarant que l'entraînement commençait enfin à porter ses fruits : je ne voyais pourtant pas énormément de différence dans ma silhouette : à peine moins frêle qu'avant. Mais mon visage lui, avait bel et bien changé : entouré de cheveux bruns un peu plus longs, ma peau avait pris du teint, et je semblais beaucoup plus confiant qu'avant. Comme quoi, de petits détails faisaient toute la différence…

En revenant dans le salon, je vis qu'Alicène était assise sur le canapé, en train de lire un roman qui venait de notre bibliothèque. Julie et Déborah, quant à elles étaient assises à la même table et regardaient quelque chose d'apparemment amusant sur le pc portable de cette dernière. En m'approchant, je vis qu'il s'agissait d'une vidéo d'un zigzaton qui s'était coincé dans un cône de signalisation, et qui courait dans tous les sens sans pouvoir s'en dépêtrer. Une fois celle-ci finie, la sportive se leva et passa derrière moi.

-Ah, tu as enfin fini, à mon tour !



Quelqu'un frappa alors à la porte. Après un moment d'hésitation, j'allai ouvrir. Derrière la porte se tenait Cynthia, accompagné d'un grand homme visiblement âgé d'une cinquantaine d'années qui m'avait l'air familier. Après de brèves salutations, ils entrèrent. L'invité surprise était si grand qu'il dépassait Déborah d'une bonne poignée de centimètres, et était assez large d'épaule. De longs et déstructurés cheveux rouge bourgogne encadraient son visage relativement fin, creusé par des fossettes et couvert d'un sourire un peu incertain. C'est en voyant ses yeux iris noisette à travers ses lunettes rectangulaires, ajouté à la couleur de ses cheveux et à l'attitude figée qu'avait Déborah que je le reconnut : il s'agissait de son père, qui se présenta alors en parlant avec un très léger accent.

-Bonjour à tous. Les enfants, vous vous ne souvenez peut-être pas de moi : je suis le père de Déborah, Adrien Stein.

Des « bonjour » timides s'échappèrent de nos bouches, le moins audible étant celui de sa fille. Cynthia, sentant qu'un silence allait se produire, prit la parole.

-Tiens, voici donc la fille dont vous m'avez parlé ? Alicène, c'est bien ça ?

-Euh, oui…

-Je suis Cynthia, archéologue et ancienne championne de la ligue de Sinnoh. Et l'homme qui m'accompagne, est un médecin itinérant qui voyage à travers tout le pays dans le but d'aider son prochain. Depuis peu, il m'accompagne lors de mes déplacements.

-D-d'accord… enchantée.


M.Stein regarda sa fille, mais baissa immédiatement les yeux lorsque leurs regards se croisèrent. Lui et sa femme, qui était également une dresseuse en plus d'avoir une formation de médecin, avaient quitté leurs enfants quand ils avaient estimé que Blanche pourrait s'occuper de sa sœur et d'elle-même seule, il y a de ça 4 ans. Cependant, l'aînée finit par devenir championne d'arène, et consacra bien plus de temps à sa vie sociale, ses études et ses pokémons qu'à sa propre sœur qui avait alors 14 ans. Cela leur causa plusieurs problèmes, notamment le fait que Déborah passaient certaines nuits dans les souterrains. J'étais alors intervenu quand j'avais appris cette nouvelle, et l'avais quelque peu aidée à se remettre dans le « droit chemin » même si j'étais convaincu qu'elle était juste perdue et attendait que quelqu'un la ramène à la réalité. S'en suivit alors une période de disputes avec sa sœur, problème que je ne pouvais pas vraiment aider à résoudre autrement qu'en conseillant mon amie, jusqu'à leur réconciliation récente.

Mais si Déborah avait pardonné à sa sœur d'avoir commis de telles erreurs, puisqu'elle était jeune aussi, ça n'était pas le cas pour ses parents, qui n'étaient passés que quelques fois durant ces quatre années et appelaient de moins en moins. Elle était donc sûrement en train de réfléchir à l'attitude qu'elle devait adopter, hésitant entre son envie de crier sur son père, et sa volonté de nous laisser en dehors de ça.

-Hum… Déborah, toi et Blanche… vous allez bien ?

L'intéressée prit un temps avant de répondre, d'une voix neutre au possible.

-Je suppose que je peux dire que je vais bien, malgré les ennuis que nous avons eu récemment. Pour Blanche, tu l’appelleras toi-même. Je vais prendre ma douche.

Elle rassembla alors ses affaires avec une rapidité déconcertante et partit s'enfermer dans la salle de bain en prenant soin de ne croiser le regard de personne. Le grand homme se gratta la tempe en soupirant.

-Bon… du coup nous étions venus pour vous informer que nous avions pris les dispositions nécessaires pour avoir rendez-vous avec M.Rochard demain.

Cynthia acquiesça.

-Exact. Donc, on se donne rendez-vous demain matin dans le hall de l'hôtel, vers 10h. Bon, on a fait un long voyage, donc on ne va pas tarder à se coucher. Si vous avez besoin de nous parler, je suis dans la chambre 115, et M.Stein, dans la chambre 116.

Une fois nos invités partis, j'entendis alors l'eau de la douche commencer à couler. Sophiane me regardait d'un air étrange : elle devait sans doute se demander si je devinais aussi bien les sentiments de mon amie qu'elle.



Après avoir mangé, nous allâmes directement nous coucher. Sous les draps, je pouvais encore distinguer dans la pénombre les cheveux rouge sombre et détachés de mon amie, ainsi que le t-shirt gris qu'elle portait pour dormir. Sentant au son de sa respiration qu'elle ne dormait pas, je tapotai légèrement son dos.

-Oui ?

-Ça va ?


Déborah, après un petit instant, se retourna pour me faire face. Ses yeux réfléchissaient le peu de lumière amenée par la lune, filtrée par les rideaux.

-Ça ira, ne t'inquiètes pas.

Quelques clignements d'yeux passèrent avant qu'elle ne reprit la parole.

-Punaise, ça me rappelle tellement quand j'avais dormi avec toi, à l'anniversaire de tes douze ans. On a bien changé depuis...

En effet. La femme allongée à coté de moi, bien développée en terme de taille, formes, ou force n'avait plus rien à voir avec l'enfant aux cheveux courts d'autrefois. Je me sentais un peu mal à l'aise de constater comment la puberté l'avait changée, mais j'étais convaincu qu'elle pensait la même chose.

-Nous ne sommes plus innocents, aussi... C'est ça être adulte, j'imagine.

-Ah non, mais je pensais à tes muscles, moi. Je suis fière de constater que t'as bien pris avec mon programme d'entraînement.


Cette réponse me fit rire. Elle avait dit cela en levant les yeux au ciel, en surjouant la mauvaise foi.

-Toujours en train de penser au sport, hein ?

-Ben ouais. Même aux sports de chambre.


J'éclatai de rire, accompagné par mon amie qui essayait de contenir son rire en enfouissant sa tête dans l'oreiller avant d'en sortir et de placer un doigt devant sa bouche et faisant exprès de loucher.

-Chut, tu vas les réveiller !

Tout d'un coup, elle se rapprocha de moi avec une expression narquoise sur le visage, comme pour me provoquer.

-Quoi ? T'veux te battre ?

-Ouais. Mais faut faire ça en silence, hein !


J'acquiesçais, tout en me rapprochant à mon tour, mes yeux rivés sur les siens. J'étais aussi d'humeur joueuse, donc le sommeil allait attendre un peu.

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Dernière édition par Ranyel le Ven 16 Oct - 22:33, édité 3 fois
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SimiaK 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Sam 12 Sep - 16:38

ahah j'aime beaucoup !

Même si les Pokémon sont très peu présents de ce chapitre, tu joues super bien avec les sentiments et c'est génial, bon travail ! :)

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Tout est relatif sauf ce qui ne l'est pas

Je ne jures que par trois choses.
La Folie                                                          La Dépression


et la manière incroyable qu'on a de pouvoir se foutre de ce qui ne nous intéresse pas


 
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LucAaron 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Dim 20 Sep - 16:30

Ranyel a écrit:
Je suppose que tu es Fiendish Chain sur le serveur SD, LucAaron ?
Loupé, retente ta chance.

Edit : En fait, pour l'instant tu ne vas pas pouvoir deviner puisque je n'arrive pas à aller sur la chatbox. À moins que ce ne soit un problème de serveur et que personne ne puisse s'y connecter, je pense savoir pourquoi je n'arrive pas à y accéder. Et si c'est ça, ça va (et ça commence déjà à) beaucoup m'ennuyer.

Ranyel a écrit:
Attention en revanche, il arrive que les Pokémon Psy parlent en langage Pokémon lorsqu'ils ne sont pas en présence d'humain, par conséquent ça ne sera pas en italique !

Merci de prévenir, je me serais fait avoir, aussi non. Et si ça a déjà eu lieu, je me suis déjà fait avoir.

Pour la ligne directrice, je ne saurais t'expliquer ; je sais juste que c'est le genre de scénario que je n'aime pas.

J'avais oublié de mentionner dans mon dernier comm' deux trucs que j'aimais bien dans ta fic' :
1) De ne pas donner le nom des attaques. Au début, je ne comprenais pas trop pourquoi tu ne les utilisais pas, mais finalement, il s'avère que c'est plutôt cool.
2) De ne pas mélanger dialogue et narration. Ça peut paraître anodin, mais pour moi qui ai souvent besoin de relire par deux fois certains passages pour démêler la phrase du personnage de la narration, je trouve cette idée géniale.

Exemple totalement random, au cas où tu n'aurais pas compris ce que je voulais dire :
Phrase aléatoire:
 

Quant à ces deux derniers chapitres, rien à dire de plus sur eux par rapport aux précédents.

Edit : Bon allez, je me lance. Voudrais-tu que je fasse le correcteur orthographique ? Je demande parce que je suis assez sensible avec les fautes - quelles qu'elles soient. Je fais déjà ça avec une autre fic' - qui pour l'instant est au point mort, donc je n'ai rien à faire - donc ça ne me dérange vraiment pas. Au contraire, j'ai même pris du plaisir à faire ça. Et puis bon, il n'y en a pas énormément, non plus, donc ça ne devrait pas être très long.
Après, c'est toi qui décides.

Voilà, deuxième pavé terminé - tout de même plus court que le précédent, il me semble (Edit : si tu ne comptes pas les Edits).
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Ranyel 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Mer 23 Sep - 21:30

Ma réponse à LucAaron:
 

Bon désolé pour ce retard ^^
J'ai du trouver un temps dans mes révisions pour écrire, en plus ce chapitre et ceux qui vont lui succéder ne sont pas les plus évidents à écrire, bref, bonne lecture !!!



Chapitre 17


Déborah



La lumière du jour finit par me réveiller. Après quelques instants, je pris mon portable et regardai l'heure : 8h47, soit treize minutes avant que l'alarme programmée sur mon appareil ne sonne. Quant à Lucas, il dormait toujours d'un sommeil paisible. Il était moins matinal que moi, donc le réveil allait certainement lui être utile. Je souris en me levant et m'étirant, me demandant si nous avions réveillé les filles avec nos bêtises d'hier soir. Enfin, ce sourire disparut rapidement quand je me rappelai ce qu'on était censés faire aujourd'hui. Ou plutôt, les personnes avec qui j'allais devoir faire ça. Mon père.

Pourquoi était-il venu ? Pour prendre de mes nouvelles, pour s'excuser ? Ou alors suivait-il Cynthia dans le moindre de ses déplacements, comme un assistant ? Et pourquoi ne voyageait-il plus avec ma mère ?

Tant de questions de bousculaient dans ma tête. Tout en continuant d'y réfléchir, je fis le tour du lit, pour regarder la mer par la fenêtre.

La façon la plus directe de trouver une réponse à toutes ces interrogations serait bien évidemment de demander au principal intéressé. Mais je ne voulais pas lui parler. Pas après qu'il nous ait laissées tomber, ma sœur et moi.

Tout à coup, des mains surgirent de derrière moi et m'enlacèrent au niveau vu ventre, avant de me tirer en arrière, me précipitant ainsi sur le lit. Le coupable se mit à rire de manière étouffée. Je me retournai alors pour me retrouver au-dessus de lui.

-Hey.

-Bien dormi, beau gosse ?


Il rigola de plus belle.

-Bien sûr. Mais tu as toujours l'air soucieuse.

Des fois, je me demandais s'il avait réussi à apprendre de son gardevoir pour lire mes sentiments.

-Euh... Ouais, bon, je ne sais pas quoi faire vis-à-vis de mon père. Que ferais-tu ?

Il se redressa pour s’asseoir en tailleur sur le matelas.

-Hé bien... Je ne sais pas trop. Peut-être que tu devrais lui laisser une occasion de s'expliquer. Si tu as le sentiment que ça finira forcément en engueulade, et que tu ne le veux pas, ne le fais tout simplement pas et agit de manière distante sans forcément t'enfuir dès que tu le vois. De toute manière, ils ne seront pas longtemps ici avec nous.

Cela me semblait être pas mal comme plan.




Yinvarn

Mes amis humains venaient de partir à leur rendez-vous, me laissant ainsi avec leurs autres pokémons. Après avoir vu mon reflet de cizayox à la peau abîmée dans la fenêtre, je décidai d'aller voir ce que faisaient les autres, histoire de m'occuper.

Sur l'un des deux canapés du salon dormaient Nouche, et l'absol nommé Kerne, si mes souvenirs étaient exacts. Les deux pokémons qui accompagnaient à l'ami de Déborah étaient blottis l'un contre l'autre, et occupaient une grande partie du siège si bien que Sophiane avait à peine la place de s'asseoir au bout de celui-ci. Elle était d'ailleurs en train de lire un livre dont je ne pouvais deviner le sujet, ne sachant pas déchiffrer les écritures humaines.

De l'autre côté du salon, le braségali  et le lockpin regardaient une émission de combats pokémon à la télévision, à son réduit afin de ne pas déranger les autres. N'ayant rien de mieux à faire, je décidai alors de me joindre à eux : une fois assis, le pokémon ardent s'adressa à moi :

-Tiens, Yinvarn, tu tombes bien ; tu vas pouvoir trancher. Alban et moi ne sommes pas d'accord sur un point : je pense que c'est le baggaïd qui va gagner le combat.

Le lockpin répondit juste après tout en agitant ses mains, comme à son habitude : cela contrastait beaucoup avec le braségali qui était bien souvent les bras croisés où en train de se lisser le menton, comme c'était le cas à présent.

-Mais non Akaï, tu dis nimp' ! Le pandarbare a l'air de savoir 100 fois mieux ce qu'il fait que l'autre, là ! Je vois comment tu peux penser ça, 'fin c'est évident, quoi.

Encore un débat entre ces ceux-là. Même si ça ne faisait qu'un mois que je les connaissais, je savais qu'ils s'y adonnaient souvent mais que le lockpin perdait souvent car le braségali était plus mature et connaissaient bien plus de choses. D'après ce que je voyais à l'écran, le combat était pourtant à l'avantage du pokémon patibulaire .

-Hum, je ne sais pas trop... Je ne saurais pas dire, vraiment.

Après un instant, Élude nous rejoignit alors que le lockpin se plaignait que le pandarbare qu'il pensait gagnant ait finalement perdu.

-Comment ça se fait ? Raah, t'as dit ça au pif de toute façon !

-Non. Tu n'observes pas assez, c'est tout.


Akaï approuva ce que venait de dire le martiali d'un hochement de tête, avant d'ajouter :

-Si tu ne te concentrais pas que sur  l'action globale mais aussi sur les attitudes des  combattants, tu verrais peut-être plus facilement ces choses là. Par exemple, le baggaïd était confiant depuis le début du combat, et observait son adversaire dans un premier temps, alors que le pandarbare se contentait de foutre des coups sans même réfléchir. Cela lui a permis de repérer le bon moment où attaquer, et donc de gagner. Si tu faisais pareil, tu te battrais peut-être un peu mieux.

La nouvelle arrivée me surprit en sautant à coté de moi, alors qu'Alban répondit quelque chose qui semblait être une insulte à son voisin de canapé.

-Hop, alors comment te sens-tu depuis que tu avec nous ? Tu vois, ça ne se passe pas si mal...

Elle était si franche que cela me déstabilisa durant un court temps.

-Pour tout te dire... ouais , vous êtes sympas, et Déborah et ses amis aussi. Je suis un peu perdu car ça contraste quand même pas mal avec ma vie d'avant. J'aimerais bien lui rendre service, pour la remercier, mais...

Je balançai mes jambes d'avant en arrière tout en regardant mes pinces, le tout couvert de craquelures divisant ma peau de métal. Le martiali regarda celles-ci avant de me répondre.

-Tu sais, tu n'es pas obligé de te battre pour elle ou quoi que ce soit. Par exemple, Alban ne se bat presque jamais, tout comme Anne et Kerne. Ce n'est pas parce que nous sommes des pokémons que nous devons le faire. Ces humains sont assez progressistes sur ce point de vue : ils nous laissent en dehors de nos pokéballs, nous considèrent comme leurs égaux -enfin essayent car ce n'est pas toujours évident- et nous écoutent. D'ailleurs, l'ami aux cheveux gris de Déborah, William, tu vois qui c'est ?

-Ouais.

-Hé bien, il compte devenir maire de Doublonville afin de lutter pour l'égalité homme-pokémon. Enfin bref, de ce que tu m'as raconté, ça doit te changer de ton précédent entourage humain, je pense.

-Effectivement...




Déborah



Nous étions dans le salon du fameux Pierre Rochard, avec Cynthia et le principal intéressé, qui avait servi des boissons assez exotiques, dont j'avais déjà oublié le nom. Lucas et Julie venaient de résumer l'avancée de leurs recherches et de formuler leur demande d'accès aux recherches du scientifique dont ils nous avaient parlé. Je m'étais un peu ennuyé pendant ce temps, mais avais fait semblant de suivre la conversation pour ne pas à avoir à regarder mon père. Il n'avait d'ailleurs pas tenté de me parler durant le trajet, ce qui était appréciable, en quelque sorte. Le jeune homme d'affaires, après ce long moment d'écoute, prit alors la parole.

-Très bien. Bon, j'ai conscience que ces recherches sont très importantes pour vous, mais je ne peux rien vous garantir ; de ce que je me souviens, cet homme travaillait dans des secteurs de recherches sensibles, il est donc probable qu'on vous refuse cet accès. Je ne pourrais alors rien y faire, car je n'ai pas encore de siège au conseil administratif de Sylphe.

Mes deux amis eurent l'air un peu déçus, avant que Lucas ne lui réponde.

-Nous comprenons tout à fait. Nous allons rester à l'hôtel en attendant votre réponse, en espérant que celle-ci soit en notre faveur.

-Cela étant dit, que comptez-vous faire plus tard ?


La question pouvait paraître intimidante de la part d'un homme qui était jadis un maître de ligue, avant de se consacrer pleinement à l'entreprise de son père, Devon, avant qu'elle ne soit rachetée par Sylphe plus tard. Mes amis répondirent brièvement qu'ils allaient continuer leurs recherches, et naturellement l'attention vint alors sur moi, qui répondit après avoir bu une gorgée de cette étrange boisson.

-Je comptais devenir championne d'arène pour succéder à ma soeur qui compte reprendre les études... Une fois que j'aurai trouvé ce que je veux faire plus tard, je ferai de même, dans le domaine qui me convient.

Dans notre pays où tant de sciences et de cultures étaient apparues autour des pokémons, il était devenu très difficile ces dernières décennies de se décider dans quel branche poursuivre ses études, ces pauses étaient donc courantes. Cependant, les programmes scolaires étaient si denses et optimisés que nous pouvions apprendre en 3 années les même notions que les étudiants d'autre pays apprendraient en 5 ans, ce qui permettait de compenser les éventuelles années d'inactivité.

Je guettai une réaction de mon père par rapport à ce que je venais de dire : heureusement, il ne montra aucun signe de son opinion là-dessus.

-Oh, je vois. Tu as emmené tes pokémons avec toi ?

-Non. Ils sont à l'hôtel. Sans vouloir vous offenser, je n'utilise mes pokéballs que si je suis vraiment obligée de le faire.


Mon interlocuteur parut surpris. Cynthia, qui était restée passive jusque-là, lui dit d'un ton un peu moqueur :

-Une aspirante championne qui boycotte les produits de Sylphe... Quel effet ça te fait, Pierre ?

L'homme ria.

-Non, je suis surtout étonné d'entendre ces propos de la bouche d'une dresseuse, surtout à cet âge... habituellement, les jeunes dresseurs veulent à tout prix avoir un contrôle total sur leurs pokémons, et ne les considèrent pas toujours comme des amis mais plus comme des outils. Enfin, à défaut de vous faire obéir comme certains d'entre eux, vous avez certainement des liens plus étroits avec vos compagnons que bien des dresseurs...

Un silence vint alors. Même si les propos de Pierre semblaient être du goût de tous, on ne pouvait s'empêcher de penser à Cynthia, qui portaient six sphères certainement remplies à sa ceinture. Cette dernière, consciente des regards qui pesaient sur elle, ou sur ses pokéballs, se racla la gorge et prit un ton très sérieux pour s'adresser à Alicène, qui jouait avec ses mains, comme d'habitude.

-Au fait, je voulais te dire que tes... pouvoirs n'étaient pas anodins, jeune fille. À vrai dire, je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui pouvait avoir un spectre en lui sans être possédé. Si le fait que tu aies des visions soit aisément dissimulable, et un peu plus commun, sache qu'il faudra être prudent avec tes amis spectres. Il pourrait t'arriver des broutilles si cela se voyait.

L'intéressée jeta un coup d’œil vers Julie avant de répondre.

-Ne... ne vous inquiétez pas, m-madame, ça fait longtemps que... que j'ai cette capacité, et jamais p-personne ne l'a remarqué.

L'ancienne maîtresse de ligue semblait perdue dans une sorte de réflexion : je me demandais même si elle avait écouté ce qu'on venait de lui dire. Ce qui était sûr, c'est qu'elle semblait préoccupée, voire soucieuse.

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Dernière édition par Ranyel le Ven 16 Oct - 22:36, édité 2 fois
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Ranyel 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Dim 4 Oct - 23:59

Yo !

Voici un nouveau chapitre. Une petite nouveauté : j'indiquerais dorénavant au début de chaque passage à qui appartient le point de vue. Je vais edit les autres chapitres pour faire de même.

Bonne lecture !



Chapitre 18


Nouche



Je ne comprenais pas. Lucas venait de raccrocher et je pouvais déjà deviner de ce que j'avais entendu et de sa mine défaite que la réponse de ce Pierre Rochard n'était pas celle qu'il aurait voulu entendre. Pourquoi refusaient-ils ? Pourquoi ne pas s'entraider pour des recherches, quel était l'intérêt de garder des connaissances pour soi ? Je savais que bien des choses de la société humaine m'échappaient encore du fait que je ne sois âgée que de 8 ans seulement, mais cela me semblait irréaliste. Attendant une réaction de sa part, je sentis la main de Déborah, qui me caressait jusque-là, s'immobiliser. Mon ami me regarda alors avant de reposer le téléphone sur le combiné et de dire, désabusé :

-Bon. Il m'a dit que le conseil avait refusé notre demande, malgré le fait qu'il ait insisté.

Un silence régna quelques instants, avant que Julie ne se mette à grogner.

-Fait chier... On fait quoi maintenant, hein ?

Elle soupira avant de se mettre à tourner en rond dans la pièce, la main sur la bouche et le regard perdu. Alicène posa sa main sur son épaule pour tenter de la réconforter, mais ça ne semblait pas vraiment l'affecter. Je décidai alors d'intervenir.

-Pourquoi devrait-on leur demander de toute manière ? Nous pourrions aussi nous adresser à ce scientifique directement.

L’aînée répondit d'une voix un peu aigre.

-Oui, c'est ce qu'on comptait faire au départ, mais on a aucune info sur lui. On sait pas comment le joindre, et les journaux ne parlent plus de lui depuis longtemps. Seul Sylphe pourrait éventuellement savoir où le trouver, mais il ne veulent rien nous dire sur lui, ou sur ses recherches. Putain... Euh.... ?

Elle venait de se retourner et de voir Alicène tomber au sol devant elle.

-Oula ! Tout va bien ?

La sportive se leva du canapé et demanda s'il fallait qu'elle aille chercher son père, avant de constater que la jeune fille était en train de se relever, à l'aide de Julie. Elle marmonnait quelque chose.

-Je, euh... j'ai la tête qui t-tourne un peu...

-Allonge-toi quelque part et repose-toi un peu d'accord ? Tu ne manges pas assez, toi !


Julie aida son amie à s'allonger sur le canapé où je me trouvais, me forçant ainsi à changer de place. Au moment où je bondis sur le ventre d'Alicène pour lui laisser l'opportunité de me câliner si elle le souhaitait, je croisai son regard qui me fit une drôle d'impression le temps d'un clignement d'oeil, comme si j'avais la sensation qu'une plusieurs personnes m'observaient. Parcourue d'un léger frisson, je me dis alors que ça n'était qu'une impression, avant de me laisser caresser par celle dont les yeux violets avait réussi à me troubler. Déborah, quant à elle, sembla se rendre compte de quelque chose.

-Hé, j'y pensais, vous pouvez ptet' demander à William de faire faire des recherches sur ce type à ses potes, là ? Les hackers.

-Pas con. Pas sûr que ça nous mène quelque part, mais je vais l'appeler.


Le brun sortit dans le couloir, le téléphone à la main.




William

Après avoir frappé à la porte de l'appartement, je tournai la poignée et entrai dans celui-ci sans attendre, trouvant alors mes amis dans le salon, chacun sur son ordinateur. La pièce n'était pas vraiment rangée et les tables étaient couvertes de bibelots, papiers et de quelques périphériques informatiques, pas toujours en très bon état. Olivier, un jeune homme un peu enveloppé, aux cheveux bruns accompagnés de yeux marrons, se leva pour me saluer.

-Yo, Will' ! Ça va ?

-Ouais.


Je me dirigeai alors vers sa colocataire et lui tapotai sur l'épaule. La concernée, blonde, dotée d'une frêle constitution et de grands yeux verts, me fit signe de la main. Nommée Karine, elle était sourde et ne parlait qu'en langage des signes ou par écrit. Ces deux personnes, en plus d'être mes amis, étaient des alliés précieux et me fournissaient toujours les informations dont j'avais besoin : il étaient aussi si proches l'un de l'autre que leur relation était plutôt difficile à décrire. Habillé tous deux d'un sweat, je me sentais un peu de trop avec ma chemise et mon jean.

Après quelques instants de "dialogue" via clavier et fichier texte ouvert pour l'occasion, j'inscrit sur l'écran la raison pour laquelle j'étais venu les voir :

"Un ami a besoin d'informations sur David Guéranel, un scientifique ayant travaillé pour Sylphe. Ce dernier semble être injoignable, et je vous demande de trouver un moyen de le contacter, ou au moins de nous dire ce qu'il est devenu, si vous n'êtes pas trop occupés en ce moment."

Les deux hackers tendirent un pouce en signe d'affirmation.

"Parfait. Je compte sur vous, comme d'habitude."

Un porygon et un motisma apparurent à l'écran. Ils assistaient mes amis dans leurs recherches et leurs... actions sur le net. Une bulle apparut au-dessus de la tête du deuxième.

"C'est comme si c'était fait !"

Et ils disparurent. Mes amis rirent, alors que je sortais les quelques feuilles de notes que j'avais conçues à partir des informations que m'avait fournies Lucas.




Alicène



Il faisait froid et le vent soufflait si fort que ma robe, prise dans celui-ci, me gênait pour marcher. Le ciel, empli de nuages gris, était en harmonie avec le paysage qui se limitait à une végétation morne et périssante, entourant la maison terne, harcelée par les éléments vers laquelle je me dirigeais. Ce bâtiment, dont tous les volets étaient fermés, faisait grandir en moi une sensation de malaise au fur et à mesure que je m'en approchais. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de m'avancer.

Arrivée à quelques mètres du perron, le vent s'était tu. Je commençais à ressentir une douleur au ventre, alors que des larmes coulaient sur mes joues, sans sanglots. Où étaient mes amis spectres ? Où était Julie ? J'étais seule face à une demeure des plus inquiétantes, et l'envie d'hurler que j'avais ne pouvait être satisfaite, les muscles de mon visage étant comme figés. J'entendais cependant quelque chose : une sorte de bourdonnement qui gagnait en intensité alors que je tendais ma main vers la porte en bois de sapin.

Il était devenu insupportable, au même titre que mon mal de ventre dorénavant atroce. Une fois arrêtée face à la porte, elle s'ouvrit : le bourdonnement devint strident, et apparût un visage mutilé, couvert de sang et doté d'un unique grand œil qui me transperçait. Cette chose m'inspira tant de peur et de dégoût que ma poitrine devint comme embrasée, tandis que j'hurlais comme je ne l'avais jamais fait.



-Aaaaaaaah !

-Hé ho, du calme, On est là !


L'image du monstre quitta mon esprit pour laisser place à la réalité : Déborah était en train de me secouer. Derrière elle, je pouvais voir son père ainsi que Julie, tous deux inquiets. Cette dernière me prit dans ses bras. J'eus la douce impression d'être auprès d'un feu après avoir frôle l'hypothermie.

-Chhh... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Encore un peu sonnée, j'échouai à lui répondre de manière audible. Cependant, Sophiane finit par dire ce que j'avais essayé de formuler :

-Elle a eu une vision.

Après quelques secondes, Julie s'écarta de moi et me regarda dans les yeux.

-Hum, je... Non, on en parlera plus tard. Il faut que tu te reposes, hein ? Tu as l'air exténuée.

-Je, euh... Oui, j-je vais rester allongée.

Elle avait vraiment l'air inquiète, donc autant ne pas discuter ses ordres, d'autant plus que je n'avais effectivement pas envie d'en parler. Pourquoi fixait-elle mes yeux comme ça ?



Quelques heures plus tard, je me réveillai, toujours allongée sur le canapé. La pièce était maintenant baignée dans une lumière beaucoup plus discrète, sans doute en provenance d'une lampe. Je n'avais pas le souvenir d'avoir eu de vision ou de rêve durant mon sommeil : cela me rassura, dans un sens. Il ne me fallut pas beaucoup de temps avant d'identifier la cause de mon réveil : deux personnes parlaient, Déborah et son père. Ils étaient sans doute assis à la table située derrière le canapé où je me trouvais : je devais donc me contenter de leurs voix.

-... Je ne vois pas pourquoi nous te laisserions venir avec nous.

-Parle moins fort, Déborah, s'il te plaît ! Ton amie dort encore.

-Ah, oui. Mais nous sommes assez grands maintenant.

-Bon... écoute, c'est Cynthia qui m'a demandé ça, ok ? Et à titre personnel, je n'aime pas trop l'idée que vous partiez à la recherche de ce scientifique seuls. Vous êtes certes des adultes, mais vous avez encore beaucoup à apprendre, et vous échouerez bien des choses.


Malgré la demande de son père un peu plus tôt, la sportive monta d'un ton.

-De quoi ? Tu penses être un adulte responsable, toi ? Est-ce que ce que vous avez fait, maman et toi, ça l'était ?

-Non, mais...

-Non, exactement ! Alors que vas-tu nous apprendre ?

-Tu parles sans savoir. J'ai suivi ta mère dans sa soif d'aventure pour la protéger. Vous emmener avec vous, c'est ça qui aurait été irresponsable.

-Pourquoi faire passer ça avant ses enfants ?

-Tu n'est pas assez âgée pour comprendre. Quand nous nous sommes rencontrés, nous avons eu envie d'arrêter de voyager, et nous vous avons fait. Mais les années sont passées, et ta mère était de nouveau appelée par le monde.

-C'est donc de sa faute, c'est ça que tu me dis ?


Le père soupira.

-Ta mère est ce qu'elle est. Peu avant de vous laisser, elle était en train de dépérir. Le fait qu'elle aie même envisagé... le suicide à cette époque ne me surprendrait même pas. Elle en avait besoin. Alors nous sommes partis.

Un silence passa.

-Tu exagères. Et puis, c'était dangereux de nous laisser seuls quand même ! Blanche avait beau avoir l'âge d'une adulte, vous auriez du vous douter que...

-Assez. Ose me dire que tu n'aurais pas fait toutes ces conneries si nous avions été là. Ose me dire que tu aurait été sage si Blanche t'avait eue à l’œil. Au même titre que ta mère, tu as un goût pour le danger et tu t'attires des ennuis de manière spontanée.

-Que... quoi, non mais...


Cette fois-ci, ce fut au tour de la fille de soupirer.

-Pourquoi tu n'est plus avec maman, là ?

-Elle a décidé qu'elle devait être seule pendant un moment. Je me suis beaucoup disputée avec elle, mais elle n'a rien voulu entendre. Mais j'espère qu'elle aura toute de même assez de sagesse pour ne rien faire d'inconsidéré.

-Je vois. Donc tu penses te ramener comme une fleur, comme ça, comme si tu étais resté avec nous toutes ces années. Comme si tu avais été un bon père.

-.... Exactement. Je sais pas si tu me pardonneras un jour pour ça, mais à vrai dire j'en ai rien à faire. Ce qui m'importe, c'est que vous allez partir dans une chasse à l'homme dans la région la plus dangereuse du pays.

-Comment ça ?

-Hoenn connait une hausse de la criminalité plutôt inquiétante depuis plusieurs années, à cause de plusieurs événements, notamment depuis les reconversions des Team Magma et Aqua qui n'emploient plus de criminels désormais : des dresseurs attaquent régulièrement les gens sur les routes pour les déposséder. Alors, vous vous battez de manière honorable, toi et tes amis. Je ne pourrais rien vous apporter sur ce plan. Mais qui vous soignera sur les routes ? Et bien que je place beaucoup de confiance en Lucas et Julie, ce ne sont pas des personnes sages pour autant. Il ne suffit pas de bien savoir se battre pour pouvoir voyager en toute sécurité.


Je n'entendis plus rien pendant quelques instants.

-On reparlera de ça plus tard, papa. Je vais me coucher, et demain je verrais avec les autres si on te laisse venir avec nous.

Des bruits de pas venant près de moi se firent entendre, et j'entendis une porte s'ouvrir, puis se fermer. J'entrouvris mes paupières et vis alors Déborah, adossée à la porte et les mains sur le visage.

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Iggy Spring 
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MessageSujet: Re: [Fiction] Équilibre - Lun 5 Oct - 21:28

Equilibre, ou, la fic avec le moins de commentaire du forum.

Alors qu'elle est excellente, le récit est bien mené, les personnages sont toujours aussi intéressant à suivre, et on se sent proche d'eux dans leurs développements respectifs.

Malgré les changements de narrateur assez fréquents, on est pas perdu ! (surtout grâce aux petites têtes, d'ailleurs gg, elles sont bien faites) Et tu t'adaptes parfaitement à chaque changement de point de vue c:

Encore une fois, ta fic est relaxante, en partie grâce aux musiques très adaptés aux situation !

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[Fiction] Équilibre

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